Environ 60.000 personnes ont été déplacées ces derniers jours dans les violents combats dans une ville du sud-ouest de la Somalie, près de la frontière kényane, opposant une milice alliée au gouvernement aux insurgés shebab, a indiqué mardi l'ONU.
"De violents affrontements dans la ville de Bulo Hawo près de la frontière du Kenya ont poussé quelque 60.000 Somaliens à abandonner leur foyer la semaine dernière", a expliqué aux journalistes un porte-parole du Haut commissariat de l'ONU aux réfugiés (HCR), Andrej Mahecic.
"La plupart des déplacés ont fui vers les villages voisins et certains ont traversé la frontière kényane", pour se diriger notamment vers la ville frontalière de Mandera (nord), a-t-il précisé.
Le 17 octobre, à Bulo Hawo, située à quelques kilomètres des frontières kényane et éthiopienne, une milice pro-gouvernementale, dirigée par un chef de guerre local et récemment entraînée avec le concours de l'Ethiopie, a repris le contrôle de la ville aux shebab, avec le soutien d'éléments d'une milice armée soufie, Ahlu Sunna wal Jamaa.
Ces combats, ainsi que ceux, récents, de Beledweyne plus au nord, ont ouvert de nouveaux fronts et ont eu pour conséquence d'étirer les forces des shebab qui se concentraient essentiellement sur la bataille de Mogadiscio.
Sur les 60.000 Somaliens ayant fui les combats de Bulo Hawo, 40.000 sont restés en Somalie, la plupart vivant "sous des arbres, sans abri, eau, aliment ou équipement sanitaire", 5.000 ont été enregistrés au Kenya, selon le HCR qui ne sait pas où se trouvent les 15.000 restants.
"Pour rendre les choses plus compliquées, il a plus ces derniers jours, ce qui augmente les risques d'épidémies", a indiqué M. Mahecic, particulièrement inquiet pour la situation des Somaliens qui ont trouvé refuge dans un "lieu de fortune" appelé "Border Point One Camp", à la frontière.
"Les conditions de santé sur ce site, qui n'a pas ni abri ni toilettes, se détériorent rapidement.La situation des réfugiés est déplorable", a-t-il détaillé.
L'organisation onusienne exhorte les autorités kényanes à accélérer la "réinstallation des nouveaux arrivants dans des centres d'accueil loin de la frontière afin que le HCR et ses partenaires répondent à leurs besoins".
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