L'opposition et les ex-rébellions centrafricaines ont dénoncé mercredi la modification des dates de dépôt des candidatures pour les élections de janvier 2011, avancée et réduite de 31 à 12 jours par la Commission électorale indépendante (CEI).
Cette période devait courir du 8 novembre au 10 décembre.Son ouverture a été avancée et sa clôture fixée au 8 novembre au lendemain d'une réunion entre le président François Bozizé, les acteurs politiques et la société civile.
Lors de cette rencontre, le 19 octobre à Bangui, M. Bozizé avait jugé longue la période d'un mois pour la réception des candidatures aux élections présidentielle et législatives prévues le 23 janvier 2011 (éventuel second tour le 20 mars).
Dans un communiqué reçu par l'AFP, le Collectif des forces du changement (CFC), regroupant l'opposition et les ex-rébellions intégrées au processus de paix, dénonce une "décision unilatérale prise par le président de la CEI (Joseph Binguimalé) à l'insu des autres membres de la commission électorale" pour cette modification du calendrier électoral.
Le CFC "rejette la décision arbitraire et unilatérale de M. Binguimalé modifiant les dates de dépôt et de clôture des candidatures en les fixant du 28 octobre au 8 novembre 2010" et "s'en tient" aux anciennes dates.
Pour lui, cette modification viole le Code électoral ainsi que l'accord signé le 10 août 2010 par la classe politique et les ex-rébellions et censé permettre aux Centrafricains d'aller aux élections dans de bonnes conditions.
"Le président de la commission électorale manque de respect concernant les dispositions arrêtées par consensus (...) en modifiant des dates fixées dans le cadre d'un accord.Nous voulons aller aux élections mais il faudra que juridiquement et techniquement cela soit possible.Or, pour l'instant, c'est impossible", a déclaré le porte-parole du CFC, Me Nicolas Tiangaye.
Dans son communiqué, le Collectif réclame la démission du président et du porte-parole de la CEI, la publication d'un audit réalisé en début d'année sur le financement des élections et précise qu'il "se réserve le droit de retirer ses représentants à la CEI si ses exigences ne sont pas satisfaites".
Joint par l'AFP, le porte-parole de la commission électorale, Rigobert Vondo, a défendu la modification du calendrier basée, selon lui, sur des "dispositions techniques".
"La CEI a jugé que les dates retenues pour la période de dépôt des candidatures obéissent à des dispositions techniques.(...) Si les opposants veulent contester les dates, la justice est là pour ça", a affirmé M. Vondo, sans autres commentaires.
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