Les forces loyales au général libyen Khalifa Haftar ont mené mardi des raids aériens contre un aéroport de Tripoli aux mains de leurs rivaux de Fajr Libya, affirmant agir en réaction à des raids des miliciens contre un terminal pétrolier.
Le chef des forces aériennes loyales au général Haftar, qui a revendiqué les raids, a expliqué à l'AFP qu'ils ne visaient pas l'aviation civile mais des rassemblements des forces des milices de Fajr Libya à l'intérieur de la base militaire qui jouxte l'aéroport.
"Nous avons aussi bombardé d'autres positions de ces milices à Tripoli", a précisé le général Sagr al-Jerouchi à l'AFP, affirmant qu'il s'agissait d'une réponse à une attaque contre le terminal pétrolier d'Al-Sedra, dans l'est du pays.
Les forces aériennes de Haftar ont mené plusieurs raids ces derniers mois contre l'aéroport de Miitiga, ouvert au trafic civil après que l'aéroport international a été gravement endommagé par des combats l'été dernier.
Aucune de ces opérations n'a fait de victimes ou de dégât, selon des sources aéroportuaire et militaire.
Ces raids interviennent au lendemain de la nomination du général Haftar à la tête de l'armée loyale au Parlement reconnu par la communauté internationale et de l'annonce de la reprise du dialogue politique en Libye.
Selon Ali al-Hassi, porte-parole des gardes des installations pétrolières, "deux avions Mig ont décollé de l'aéroport de Syrte (500 km à l'est de Tripoli, contrôlé par Fajr Libya) et ont tenté de bombarder Al-Sedra, mais les défenses anti-aériennes ont obligé ces avions à lâcher leurs bombes dans un terrain vague, sans faire de victime ou de dégâts matériels".
Fajr Libya, qui mène depuis plusieurs mois une offensive pour s'emparer des ports pétroliers de l'est du pays, n'a pas revendiqué les raids dans l'immédiat.
Ces milices contrôlent l'aéroport de Syrte, ainsi que plusieurs parties de la ville, un des fiefs du groupe Etat islamique (EI) en Libye.
Fajr Libya s'est aussi emparé de la capitale où elle a installé un gouvernement parallèle et réactivé le parlement sortant, le Congrès général national (CGN).
Depuis, la Libye, riche pays pétrolier, est dirigée par deux parlements et deux gouvernements rivaux, dont un, reconnu par la communauté internationale, siège à Tobrouk (est).
Lundi, le Parlement reconnu a annoncé qu'il reprenait sa participation au dialogue politique parrainé par l'ONU, une semaine après l'avoir suspendu.
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