La Tunisie et la Libye se sont mis d'accord sur la suppression des entraves à la circulation des biens et des personnes et ont décidé la création d'une zone économique franche à leur frontière commune, a annoncé vendredi à Tunis le Premier ministre libyen.
Le chef du gouvernement libyen Al-Baghdadi Ali Al-Mahmoudi a fait cette annonce vendredi après avoir été reçu par le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali, à l'issue d'une visite de 24 heures en Tunisie.
"Nous sommes convenus d'un ensemble de mesures dont la levée de tous les obstacles entravant la libre circulation des citoyens entre la Libye et la Tunisie, en particulier, les restrictions administratives et financières", a-t-il déclaré.
Ces décisions, entérinées lors d'une réunion mixte vendredi sous la présidence de M. Al-Baghdadi et son homologue tunisien Mohamed Ghannouchi, portent également sur création d'une zone économique franche entre Ben Guerdane (Tunisie) et Zouara (Libye).
"Cette zone libre de toute entrave est destinée à augmenter le volume des investissements mixtes", a précisé le responsable libyen, cité par l'agence gouvernementale TAP.
Il est également question d'une restructuration des investissements libyens en Tunisie et de la mise en oeuvre d'un projet commun de raffinerie à Skhira (sud tunisien), ainsi que d'autres projets dans les secteurs du tourisme et des services.
La Tunisie et la Libye ont en outre signé un document sur l'entrée en vigueur de leur reconnaissance mutuelle des labels de qualité et de certification des produits.
Avec 2 milliards de dollars d'échanges en 2009, la Libye est le premier partenaire de la Tunisie au niveau régional et le 5e à l'échelle mondiale après la France, l'Italie, l'Allemagne et l'Espagne.
Les accords annoncés vendredi interviennent deux mois après la fermeture par la Libye de l'unique poste frontalier avec la Tunisie, qui avait provoqué en août des affrontements à Ben Guerdane, une région frontalière vivant du commerce avec la Libye voisine.
La fermeture de ce passage, sans explication de la Libye, avait provoqué la colère des habitants, déjà mécontents de l'imposition d'une taxe de 150 dinars (80 euros) à l'entrée en Libye.
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