Le gouvernement zimbabwéen a de plus en plus de mal à payer à temps le personnel de ses 43 ambassades à travers le monde, à qui il doit 10 millions de dollars d'arriérés de salaires, a reconnu mardi un haut responsable zimbabwéen.
"Nous avons deux mois de retard et nous prenons des mesures pour faire face à la situation", a indiqué devant le Parlement le secrétaire général du ministère des Finances, Willard Manungo.
"Nous faisons de notre mieux afin d'apporter un minimum de ressources pour garantir la poursuite des opérations", a-t-il ajouté.
Le Zimbabwe, dont 80% du budget de l'Etat va au paiement des fonctionnaires, peine à sortir du marasme économique.Si la situation n'est plus aussi catastrophique qu'à la fin des années 2000, quand l'hyperinflation avait obligé les autorités à abandonner la monnaie nationale, la croissance reste faible et le chômage élevé.
Le président Robert Mugabe - qui, à 91 ans, est au pouvoir depuis l'indépendance en 1980 -, a en outre tendance à faire fuir les investisseurs, son discours économique étant parfois imprévisible et systématiquement anti-occidental.Une très controversée loi dite d'"indigénisation" oblige notamment les entreprises étrangères à céder une participation majoritaire dans leurs filiales zimbabwéennes à des partenaires locaux.
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