Face aux violences de Boko Haram, Ban Ki-moon "solidaire" du peuple nigérian

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Abuja (AFP)

En visite à Abuja, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a exprimé lundi sa "solidarité" avec le Nigeria dans sa "lutte" contre le groupe islamiste Boko Haram, qui sème la "terreur" dans le nord-est du pays.

Venu commémorer le quatrième anniversaire d'une attaque de Boko Haram contre le siège de l'ONU à Abuja, qui avait fait 24 morts, Ban Ki-moon a également salué la "plus grande stabilité et paix" au Nigeria depuis l'arrivée au pouvoir fin mai du président Muhammadu Buhari.

A l'issue d'un entretien avec le chef de l'Etat, le patron de l'ONU a notamment félicité le Nigeria pour l'organisation au printemps d'élections "libres et justes".

"Pour la première fois dans l'histoire du Nigeria, un président en exercice a cédé le pouvoir pacifiquement à un candidat de l'opposition lors d'une élection démocratique", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.

"L'élection a envoyé un message fort au monde entier de respect de la démocratie et de l'Etat de droit", a ajouté Ban Ki-moon.

Le secrétaire général a indiqué que ses entretiens avec M. Buhari avaient porté sur le développement, les droits de l'Homme, la paix et la sécurité, et notamment les "niveaux inquiétants de violence et de terreur perpétrés par Boko Haram dans le nord du Nigeria et au-delà". 

"J'exprime ma forte solidarité avec le peuple et le gouvernement du Nigeria et avec les familles et les victimes concernées", a-t-il dit aux journalistes, ajoutant que les Nations Unies allaient "travailler la lutte contre l'extrémisme et le terrorisme".

 

- Solidarité -

 

Avant la réunion avec M. Buhari, Ban Ki-moon a déposé une couronne de fleurs et serré dans ses bras des proches des victimes de l'attentat lors d'une cérémonie à la Maison des Nations Unies, en rendant hommage à "l'extraordinaire courage et la détermination" des survivants.

Au moins 24 personnes avaient péri le 26 août 2011, lors d'un attentat meurtrier à la voiture piégée contre le bâtiment des Nations Unies, qui abritait 400 personnes.

Les islamistes radicaux de Boko Haram, qui avaient revendiqué l'attaque, sont tenus pour responsables de la mort de plus de 15.000 personnes en six ans, essentiellement dans le nord-est du pays.

"Les terroristes ont attaqué les Nations Unies et pris la vie de nombreux collègues.Mais notre mission est de construire.D'améliorer la vie des personnes dans le besoin", a souligné Ban Ki-moon.

L'avion du secrétaire général de l'ONU a atterri a l'aéroport international d'Abuja quelques heures à peine après que l'armée nigériane eut annoncé que son chef, le général Tukur Buratai, avait été la cible d'une embuscade de Boko Haram. 

Le général en est sorti indemne, un soldat et dix militants sont morts lors de l'affrontement à Faljari, à l'est de Maiduguri, capitale de l'�?tat de Borno, selon le porte-parole de l'armée Sani Usman.

Boko Haram a intensifié ses attaques dans l'�?tat de Borno et dans deux autres �?tats voisins du Nord-est depuis que le nouveau président Buhari a pris ses fonctions le 29 mai.Ce dernier s'est engagé à anéantir Boko Haram et a remplacé début août tous les principaux chefs militaires. 

Les islamistes ont également mené des attaques meurtrières le long des frontières du Nigeria, au Cameroun et au Tchad, dont des attentats-suicides - certains commis par des femmes - ces dernières semaines.

- Contrer l'extrémisme -

 

Cette nouvelle vague de violences a coûté la vie à plus de 1.000 personnes depuis fin mai et mis en échec les efforts lancés depuis février par les armées du Nigeria, du Tchad, du Cameroun et du Niger pour contrer Boko Haram.

Une Force d'intervention conjointe multinationale (MNJTF) de 8.700 hommes regroupant Nigeria, Niger, Tchad, Cameroun et Bénin, doit être déployée incessamment dans le nord-est du Nigeria et aux confins des frontières du Cameroun et du Tchad.

Après ses entretiens avec le président Buhari, Ban Ki-moon devait dîner avec des capitaines d'industrie et parler "démocratie, droits de l'Homme et lutte contre l'extrémisme violent" lors d'une réunion au ministère des Affaires étrangères, selon un programme officiel.

Cette visite est la deuxième de Ban Ki-moon au Nigeria depuis sa prise de fonctions en 2007, après une première en mai 2011.

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