Le Conseil de sécurité de l'ONU a appelé vendredi à un "cessez-le-feu immédiat et permanent" au Soudan du Sud et a brandi la menace de sanctions contre les belligérants qui violeraient l'accord de paix signé mercredi à Juba.
Dans une déclaration adoptée à l'unanimité, les 15 pays membres "saluent la signature" de cet accord par le président sud-soudanais Salva Kiir, une semaine après son rival Riek Machar, et invitent les deux camps à l'"appliquer pleinement".
Ils se déclarent "préoccupés par toute déclaration, de quelque partie qu'elle vienne, suggérant un manque de volonté d'appliquer l'accord", une allusion alambiquée aux nombreuses réserves émises par le président Kiir en signant le document.
Ils "demandent à toutes les parties prenantes de respecter un cessez-le-feu immédiat et permanent".Ils "expriment leur détermination à prendre les mesures appropriées pour garantir l'application pleine et entière de l'accord", en référence à de possibles sanctions.
Ces sanctions pourraient prendre la forme d'un "embargo sur les armes" ou de "sanctions ciblées", c'est-à-dire des gels d'avoirs et des interdictions de voyager.
Les Etats-Unis ont mis sur la table du Conseil un projet de résolution prévoyant un embargo sur les armes et des sanctions en cas de non respect de l'accord de paix.Le Conseil s'est cependant donné jusqu'à mardi pour vérifier si Salva Kiir lève ses réserves, et prendre éventuellement une décision.
Le déclaration du Conseil réaffirme aussi que les responsables de violations graves des droits de l'homme devront "rendre des comptes".
Selon les termes de l'accord signé mercredi à Juba par le président sud-soudanais, un cessez-le-feu doit intervenir samedi.Mais M. Kiir a annoncé avoir ordonné à son armée de cesser les combats contre les rebelles dès vendredi.
L'accord est censé mettre fin à 20 mois de guerre civile au Soudan du Sud qui ont fait des dizaines de milliers de morts et forcé 2,2 millions de civils à fuir leurs foyers.
Au cours de ce conflit marqué par des massacres et des atrocités, pas moins de sept accords de cessez-le-feu ont été conclus, avant d'être violés en l'espace de quelques heures ou de quelques jours.
Le plus jeune Etat du monde avait proclamé son indépendance en juillet 2011 après des décennies de conflit contre Khartoum.
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