L'armée égyptienne libère le journaliste et militant Hossam Bahgat

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Le Caire (AFP) L'armée égyptienne a relâché mardi le journaliste d'investigation et défenseur des droits de l'Homme Hossam Bahgat, au lendemain de l'appel de l'ONU à le libérer, a indiqué à l'AFP un militant des droits de l'Homme."Il m'a appelé et m'a dit qu'il avait été relâché", a déclaré Gasser Abdel-Razek, directeur de l'Initiative égyptienne pour les droits personnels, une ONG que M. Bahgat a fondée en 2002.Mada Masr, le site d'informations pour lequel M. Bahgat travaille, a indiqué qu'il avait été libéré après avoir signé un document dans lequel il s'engage à "suivre les procédures légales et de sécurité lorsqu'il publie des informations concernant les forces armées".Le reporter de 36 ans avait été convoqué dimanche par l'armée pour être interrogé sur un article publié le 13 octobre révélant la tenue d'un procès militaire que l'armée n'avait pas officiellement confirmé ni réfuté.Dans la nuit de dimanche à lundi, le procureur militaire avait ordonné son placement en détention préventive pour quatre jours, dans le cadre d'une enquête sur la "propagation de fausses informations qui nuisent aux intérêts nationaux", selon le site d'information Mada Masr avec lequel il collabore. Selon la Constitution égyptienne, des civils peuvent être traduits devant des tribunaux militaires.Plusieurs ONG et l'ONU réclamaient depuis deux jours la libération de cette figure de proue de la révolution de 2011 qui a reçu la même année le prestigieux prix Alison Des Forges, récompensant des militants des droits de l'Homme.Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon s'était dit lundi "inquiet" de l'arrestation du journaliste.Celle-ci survient dans une Egypte où la liberté de la presse est de plus en plus menacée.Selon le Committee to Protect Journalists (CPJ), au moins 18 journalistes, essentiellement accusés d'appartenir aux Frères musulmans, sont actuellement derrière les barreaux en Egypte.En 2013, trois journalistes de la chaîne qatarie Al-Jazeera avaient été arrêtés puis condamnés à trois ans de prison pour avoir "diffusé de fausses informations" en soutien à la confrérie des Frères musulmans de l'ex-président islamiste Mohamed Morsi, avant d'être libérés cette année. Le Caire a renforcé cet été son arsenal antiterroriste par une loi prévoyant notamment une amende très lourde pour les journalistes et médias, y compris étrangers, qui rapportent des informations contredisant les communiqués et bilans officiels en cas d'attentats ou d'attaques.

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