Congo: le gouvernement accuse d'anciens miliciens suite aux combats à Brazzaville

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Brazzaville (AFP)

Le pouvoir congolais a accusé d'anciens miliciens de s'être infiltrés à Brazzaville et d'y avoir attaqué une position militaire ainsi que quatre commissariats, selon un communiqué lu lundi à la télévision publique par le porte-parole du gouvernement, Thierry Moungalla.

Le gouvernement a annoncé avoir lancé des "investigations" sur les combats de la nuit, qu'il relie à la contestation de la récente réélection du président Denis Sassou Nguesso par l'opposition.

Selon la déclaration du gouvernement, les fauteurs de troubles seraient "des ex-miliciens Ninja Nsiloulou", des combattants d'une ancienne faction de la guerre civile dite du Pool (1998-2003) après le retour au pouvoir de M. Sassou Nguesso en 1997.

Ces miliciens étaient alors dirigés par Frédéric Bintsamou, alias Pasteur Ntoumi, qui a fini par rallier le pouvoir de M. Sassou Nguesso, mais s'est rangé récemment derrière Guy-Brice Parfait Kolélas, arrivé deuxième lors de la présidentielle du 20 mars, selon les résultats officiels.

Outre les commissariats, les assaillants ont aussi "incendié" la mairie de Makélékélé, un des quartiers du sud de la ville acquis à l'opposition, "dans le cadre de ce qui s'apparente à une véritable action terroriste", a estimé le gouvernement.

Le pouvoir accuse aussi ces "assaillants" d'avoir commis des "voies de faits et diverses exactions sur les populations civiles, lesquelles se voient contraintes de quitter leurs lieux d'habitation".

"Force est de constater que cette situation est consécutive à l'élection présidentielle du 20 mars, grand moment de démocratie apaisée, scrutin dont les populations attendent tout simplement la publication des résultats définitifs par la Cour Constitutionnelle", selon le texte de la déclaration officielle.Le président sortant a été réélu avec 60,39% des voix.

"C'est dans ce contexte qu'il convient également de relever, pour le condamner, que certains candidats ainsi que leurs soutiens, n'ont eu de cesse d'en appeler à la désobéissance civile et à l'insurrection armée", relève le gouvernement.

"En l'état actuel des choses", ce dernier "n'a pas encore la preuve que des candidats, ou leurs soutiens soient impliqués dans cette affaire"mais "tient à préciser à l'opinion nationale et internationale que les investigations se poursuivent". 

Qualifiant la situation de "maîtrisée", le gouvernement "invite" enfin "les populations à rester sereines et à vaquer à leurs occupations quotidiennes".

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