Au moins une personne a été tuée et trois blessées vendredi par trois explosions qui ont frappé une ville du nord-est du Nigeria, selon un responsable local, qui a accusé les islamistes de Boko Haram.
Les explosions se sont produites vers 9H00 (08H00 GMT) en périphérie de Madagali, dans l'extrême-nord de l'�?tat d'Adamawa, déjà ciblée à plusieurs reprises par des attaques de Boko Haram.
La première explosion a eu lieu à un poste de contrôle tenu par des chasseurs locaux, la deuxième à un poste militaire et la troisième dans une gare routière, a affirmé le commissaire à l'information de l'Adamawa, Ahmad Sajo.
"Nous avons un mort et trois blessés.Les blessés ont été emmenés à (la ville voisine de) Michika pour recevoir des soins", a-t-il déclaré à l'AFP.
"Les bombes ont visiblement été déposées sur place, puis déclenchées à distance.Désormais, en raison de la sécurité accrue dans la région, les insurgés ont du mal à envoyer des kamikazes".
Selon M. Sajo, les autorités soupçonnent "fortement" les combattants de Boko Haram qui ont été chassés par l'armée de la forêt de Sambisa voisine d'être à l'origine des explosions.
L'ancien parc national se trouve juste en face de la frontière qui sépare l'Adamawa de l'�?tat du Borno, épicentre du conflit depuis 2009.
L'armée nigériane avait affirmé en décembre avoir repris le contrôle de la forêt après une contre-offensive de plusieurs mois.
Des combattants de Boko Haram avaient également installé une de leurs bases arrière près de Madagali dans les monts Mandara, qui séparent le nord-est du Nigeria et le Cameroun.
Madagali est situé à environ 280 km au nord de la capitale de l'�?tat, Yola, et a souvent été la cible d'attaques de Boko Haram.
Le 5 janvier, trois adolescentes ont été abattues à un poste de contrôle de la ville, soupçonnées de planifier une attaque-suicide.
Le 9 décembre, au moins 45 personnes avaient été tuées dans deux attentats-suicides sur des marchés fréquentés de Madagali, un an après une attaque similaire qui avait fait 17 morts.
Postes de contrôle, gares routières, mosquées, églises, écoles et marchés sont régulièrement le théâtre d'attentats depuis le début de l'insurrection en 2009, qui a coûté la vie à plus de 20.000 personnes.
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