Le principal groupe rebelle du sud du Nigeria a menacé mercredi de lancer de nouvelles attaques, après l'inculpation de 65 ravisseurs présumés d'employés du secteur pétrolier et des attaques contre ses camps.
Le Mouvement pour l'émancipation du Delta du Niger (Mend), actif dans cette région pétrolière, a assuré dans un communiqué qu'il "va continuer (ses) attaques prévues en temps opportun".
Le Mend a par ailleurs qualifié "d'échec total" le programme d'amnistie du gouvernement visant à désarmer et réintégrer les rebelles.
Ce programme a été crédité d'une baisse de la violence dans le delta du Niger mais une recrudescence des attaques contre des installations pétrolières assorties d'enlèvements d'employés étrangers et nigerians du secteur a relancé la tension dans la région.
L'armée a riposté par des opérations contre des camps de la rébellion, dont trois menées mercredi, a indiqué un responsable militaire, le colonel Timothy Antigha.
Selon le Mend, plus de 100 personnes ont été tuées dans ces opérations de l'armée.
Pour le colonel Antigha ce bilan ne peut être confirmé."De toute façon, a-t-il dit, ceux qui ont été tués étaient des criminels car aucun innocent ne vit dans ces camps", a-t-il déclaré.
65 Nigerians arrêtés par l'armée en novembre ont été inculpés mercredi par un juge de Port Harcourt (sud du Nigeria) pour avoir enlevé des employés du secteur pétrolier, dont des étrangers, a annoncé mercredi la police.
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