Le procès des auteurs présumés des attentats suicide perpétrés le 11 décembre 2007 contre le siège du Conseil constitutionnel et contre un bâtiment de l'ONU à Alger a été reporté sine die après son ouverture lundi à Alger, a constaté un journaliste de l'AFP.
Le président du tribunal criminel d'Alger a annoncé l'ajournement du procès après que l'avocat de l'un des prévenus eut déposé un pourvoi en cassation contre l'arrêt de renvoi.
"Ce pourvoi doit être examiné par la Cour suprême.Le procès est donc renvoyé à une date indéterminée", a précisé à l'AFP cet avocat, Me Amine Sidhoum.
Le tribunal a par ailleurs refusé une requête de la défense concernant la remise en liberté provisoire d'un prévenu.
Au total, 13 personnes dont sept en fuite parmi lesquelles figure le chef d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) Abdelmalek Droukdal, sont poursuivies pour les attentats de décembre 2007 qui avaient fait 26 morts et 177 blessés, selon un bilan définitif établi par le ministère de l'Intérieur et cité par l'agence APS.
Un bilan établi officiellement peu après ces deux attentats à la voiture piégée revendiqués par Aqmi avait été de 41 morts, dont 17 employés de l'ONU, et 177 blessés.
Des dizaines de victimes des attentats étaient présentes lundi dans la salle d'audience, parmi lesquelles se trouvaient de nombreuse femmes.
"C'est la troisième fois que le procès est reporté.Nous risquons de nous retrouver encore ici l'année prochaine", a lancé, dépitée, une femme blessée à la main lors de l'explosion contre le Conseil constitutionnel.
Selon un membre du collectif des avocats des parties civiles, l'examen du pourvoi en cassation par la cour suprême risque de de prendre "des mois, voire plus d'une année".
"J'espère que le procès aura lieu un jour et que ces criminels seront punis.Ils ont tué et mutilé des Algériens", lâche un quinquagénaire devenu unijambiste en scrutant le box des accusés encadré par plusieurs policiers.
Les islamistes responsables présumés de ces attaques avaient été arrêtés et déférés devant la justice en février 2008.
Ils faisaient partie de la "Brigade El Farouk", responsable également d'un attentat à Bouchaoui (ouest d'Alger) en décembre 2006, contre un transport de personnel d'une société algéro-américaine qui avait fait un mort et plusieurs blessés.
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