Burkina: le Conseil constitutionnel confirme la réelection de Compaoré

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OUAGADOUGOU (AFP)

Le Conseil constitutionnel du Burkina Faso a confirmé mardi la victoire du chef de l'Etat sortant Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 23 ans, lors de la présidentielle du 21 novembre, avec 80,15% des suffrages.

Ces résultats définitifs ont été proclamés par le président du Conseil, Dé Albert Millogo.

M. Compaoré, 59 ans, a été réélu à la majorité absolue dès le premier tour avec 1.357.315 voix.

Annoncés le 25 novembre par la Commission électorale nationale indépendante, les résultats provisoires le donnaient vainqueur avec 80,21%.

Le Conseil constitutionnel a précisé avoir procédé à "diverses rectifications d'erreurs matérielles", à des "redressements" ainsi qu'à des "annulations" pour de "multiples anomalies", liées notamment à l'"absence de résultats" ou au "défaut de signatures ou de procès-verbaux".

M. Compaoré a largement battu ses deux principaux opposants : le député-maire de Dori (nord), Hama Arba Diallo, a obtenu 8,21% des suffrages et Me Bénéwendé Stanislas Sankara, chef de file de l'opposition, 6,34%, selon le Conseil.

Suivent l'ex-commandant Boukary Kaboré dit "le lion" (2,31%), ancien compagnon d'armes du président Thomas Sankara (1983-1987), l'indépendant Maxime Kaboré (1,48%), le docteur Pargui Emile Paré (0,86%) et François Ouampoussogo Kaboré (0,65%).

Le taux de participation à cette élection sans suspense a atteint 54,8%, soit 1,7 million d'électeurs sur 3,2 millions d'inscrits, a indiqué M. Millogo.

Le Conseil constitutionnel a rejeté vendredi le recours en annulation de l'élection formulée par quatre opposants qui avaient jugé le scrutin "truffé de graves irrégularités".

Des missions d'observation africaines avaient pour leur part salué un vote "transparent".

Il s'agit théoriquement du dernier mandat pour le président Compaoré, à la tête de ce pays enclavé et pauvre d'Afrique de l'Ouest depuis 1987.

Mais son parti a dit vouloir réviser la Constitution pour lui permettre de se représenter après 2015, un projet qu'il n'a pas exclu tout en se gardant de préciser explicitement sa position et qui a suscité critiques et mises en garde de l'opposition.

L'ex-capitaine a accédé au pouvoir lors du coup d'Etat au cours duquel fut tué le "père de la révolution" Thomas Sankara.Il a été élu pour la première fois en 1991.

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