Le Kenya pourrait connaître une période de violences encore plus graves que celles qui ont suivi les élections en 2007 si des réformes ne sont pas très vite mises en place et la corruption éliminée, selon une note diplomatique publiée jeudi par WikiLeaks.
Michael Ranneberger, l'ambassadeur américain au Kenya, rapportait dans un télégramme diplomatique en janvier dernier que "la vieille garde" au plus haut niveau des dirigeants politiques entravait le progrès.
"Alors que certaines réformes ont été entreprises, la vieille garde appuyée sur une culture de l'impunité continue à résister au changement fondamental", écrit l'ambassadeur dans une note publiée par le quotidien britannique The Guardian.
"La plupart des réformes essentielles sont encore à effectuer et l'avenir du processus de révision constitutionnelle est incertain", ajoute-t-il.
Il souligne que "si des réformes importantes ne sont pas mises en place, les risques d'une crise violente en 2012 ou avant seront de plus en plus grands et cette crise pourrait bien se révéler plus violente que celle qui a suivi les dernières élections (en 2007)".
L'ambassadeur a désigné le président de la république Mwai Kibaki et le Premier ministre Raila Odinga comme des membres du groupe résistant au changement.
"La plupart des élites politiques et économiques font partie de ceux qui bénéficient de et soutiennent l'impunité et le fait de ne pas avoir à rendre de compte sur la bonne gouvernance, les ressources de l'Etat et l'Etat de droit", écrit l'ambassadeur.
Le président et le Premier ministre, anciens rivaux qui ont signé un accord de partage du pouvoir en 2007, ainsi que la plupart des ministres sont désignés dans cette note.
Les violences qui ont suivi les élections de décembre 2007 ont été les pires qu'ait connu le Kenya depuis l'indépendance.Elles ont fait plus de 1.500 morts et des centaines de milliers de déplacés.
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