L'Union africaine annonce l'adoption d'une loi criminalisant le terrorisme

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ALGER (AFP)

L'Union africaine (UA) s'apprête à adopter une loi criminalisant le terrorisme et interdisant toute forme de paiement de rançon à des groupes terroristes, a annoncé lundi à Alger le commissaire à la paix et à la sécurité de l'UA Ramtane Lamamra.

"Une loi-type sur le terrorisme en Afrique va être adoptée au cours d'une réunion mardi et mercredi d'experts de l'UA au Centre africain d'études et de recherche sur le terrorisme (CAERT)" dans la capitale algérienne, a dit à l'AFP M. Lamamra.

Il s'exprimait en marge d'une conférence internationale marquant les 50 ans de la Déclaration de l'ONU sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux, qui s'est ouverte lundi.

Le CAERT, lancé en octobre 2004 à Alger, est une agence de l'UA chargée de "renforcer les capacités des pays africains dans le domaine de la prévention du terrorisme", selon ses statuts.

"Cette loi va permettre aux pays membres de l'UA de poursuivre ou d'extrader (vers leur pays d'origine) les terroristes en activité sur leur territoire", a-t-il précisé.

Selon M. Lamamra, ce texte permettra également d'"uniformiser" les législations africaines anti-terroristes.

Les membres de l'UA approuveront notamment "un mandat d'arrêt africain et l'élaboration d'une liste de terroristes et d'entités terroristes, à l'instar de celle de l'Onu", a précisé le haut responsable.

Le texte comprend également des dispositions interdisant et criminalisant le versement de rançons à des groupes terroristes, a-t-il ajouté.

La région du Sahel connaît depuis quelques années une recrudescence des activités de trafiquants et contrebandiers mais aussi de groupes affiliés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi)

Le Conseil de sécurité de l'ONU avait adopté le 17 décembre 2009 une résolution "criminalisant le paiement de rançons", en particulier à des "entités terroristes", comme l'a également fait l'UA le 3 juillet 2009.

Près de 200 personnalités étrangères sont présentes à la conférence d'Alger ouverte lundi parmi lesquelles les anciens présidents nigérian Olusegun Obasanjo et sud-africain Thabo Mbeki, le président de la Commission de l'UA Jean Ping, le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa et Tayé-Brook Zerihoun, représentant spécial du secrétaire général des Nations unies.

Les intervenants à la conférence ont souligné la nécessité de parachever le processus de décolonisation dans le monde conformément à la résolution 1514 de l'Onu, adoptée en décembre 1960.

"La mise en oeuvre de cette résolution a permis l'indépendance de nombreux pays mais ce processus reste à parachever, notamment en ce qui concerne la Palestine et le Sahara occidental qui demeurent toujours sous le joug colonial" a notamment estimé M. Ping.

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