Le président soudanais Omar el-Béchir, objet d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre, a décidé de ne pas se rendre en Zambie mercredi pour un sommet de la conférence des Grands Lacs, a indiqué mardi la présidence à Lusaka.
"Le président el-Béchir ne participera pas au sommet mais sera représenté par une délégation ministérielle", a déclaré à l'AFP Dickson Jere, porte-parole du président zambien Rupiah Banda, sans donner plus d'explication.
La Zambie, membre de la CPI, s'était attirée les critiques de mouvements de défense des droits de l'Homme pour avoir invité le chef d'Etat soudanais à cette conférence.
Lusaka a refusé mardi de préciser si elle l'aurait arrêté à cette occasion."Je ne peux pas répondre à cette question, sachez juste qu'il ne viendra pas", a lancé M. Jere.
Omar el-Béchir fait l'objet d'un mandat d'arrêt pour génocide, crimes de guerre et crimes contre l'humanité pour sa responsabilité dans le conflit au Darfour.Selon les statuts de la CPI, tout pays membre doit l'arrêter s'il pénètre sur son territoire.
M. Béchir qui revendique le soutien de l'Union africaine (UA), s'est rendu cette année sans être inquiété au Kenya et au Tchad, deux pays membres de la CPI qui ont refusé de l'arrêter.
Les chefs d'Etat des pays de la région des Grands Lacs d'Afrique centrale (CIRGL) se retrouvent mercredi à Lusaka pour un "sommet spécial" visant à l'adoption d'un mécanisme de certification des minerais.
Cette certification doit permettre de combattre le commerce illicite qui finance les groupes armés, notamment dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC).
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