Le Fonds monétaire international (FMI) a confirmé mardi sa prévision de croissance à 2,6% pour l'Afrique subsaharienne en 2017 mais souligné la fragilité récurrente des deux moteurs économiques du continent, le Nigeria et l'Afrique du Sud.
Le produit intérieur brut (PIB) des 45 pays de la région devrait continuer à progresser l'année suivante à hauteur de 3,4%, selon les dernières estimations de l'institution.
Il s'agit toutefois de chiffres légèrement en retrait (-0,1 point pour 2017 et 2018) par rapport aux prévisions de juillet du FMI.
"Au-delà du court terme, la croissance (économique) devrait augmenter progressivement, mais à un niveau à peine supérieur à celle de la population", écrit l'institution financière, qui insiste sur la persistance des "risques de ralentissement" qui pèsent sur les principales économies de la région.
En 2016, le taux de croissance de la région s'était établi à 1,4%, ralenti par le bas niveau des cours des matières premières.
Le Nigeria, un des deux principaux pays pétroliers d'Afrique subsaharienne avec l'Angola, devrait péniblement sortir cette année de la récession qu'il a traversée en 2016 (-1,6%) à cause de la baisse des prix de l'or noir et des perturbations qui ont affecté sa production.Son PIB devrait enregistrer une hausse de 0,8% en 2017 et de 1,9% en 2018.
La croissance de l'autre géant continental, l'Afrique du Sud, au ralenti depuis plusieurs années, devrait se poursuivre sur le même rythme avec une progression de 0,7% cette année et de 1,1% la suivante, anticipe le FMI.
"Malgré des prix des matières premières plus favorables et une forte production agricole (...), l'incertitude politique pèse sur la confiance des consommateurs et des investisseurs", note le FMI en référence aux scandales de corruption à répétition qui affectent la fin du second mandat du président Jacob Zuma.
Après une contraction de son PIB en 2016 (-0,7%), l'Angola doit lui repasser dans le vert cette année avec une croissance de 1,5% et de 1,6% en 2018 grâce à un rebond de sa production pétrolière.
Plus généralement, l'avenir des pays importateurs d'or noir d'Afrique subsaharienne s'annonce meilleur que celui de leurs voisins producteurs, avec une prévision de croissance de 3,9% en 2017 et de 4,4% en 2018, note le FMI.
Parmi ceux qui s'annoncent les plus performants en 2017 figurent la Côte d'Ivoire (+7,6%), le Sénégal (+6,8%), l'Ethiopie (+8,5%) et la Tanzanie (+6,5%).La République démocratique du Congo (RDC) devrait pour sa part se contenter d'une hausse de 2,8% cette année.
Envie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nousEnvie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nous
L'espace des commentaires est ouvert aux inscrits.
Connectez-vous ou créez un compte pour pouvoir commenter cet article.