En début d'après midi, les militants du parti historique de l'opposition, l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), attendait le discours de leur président et candidat à l'élection présidentielle, Félix Tshisekedi.La présence policière était discrète, en contraste total avec toutes les tentatives de manifestation ou rassemblement systématiquement réprimées depuis septembre 2016, parfois dans le sang.Le meeting a été autorisé lundi par le gouverneur de Kinshasa qui avait interdit trois marches d'un collectif catholique contre le pouvoir depuis le 31 décembre. La répression de ces trois marches avaient entrainé la mort d'une quinzaine de personnes à Kinshasa et dans d'autres villes.M. Tshisekedi tient son premier meeting depuis qu'il a été investi il y a moins d'un mois, à huit mois de la présidentielle du 23 décembre censée organiser la succession du président Joseph Kabila.Le mandat du président Kabila a pris fin en décembre 2016 et la Constitution lui interdit de se représenter, mais il n'a clairement rien dit au sujet de son avenir politique.Fils d'Etienne Tshisekedi, fondateur de l'UDPS décédé en février 2017, M. Tshisekedi doit dévoiler les grandes lignes de son projet présidentiel à l'occasion des 28 ans d'une première ouverture démocratique, le 24 avril 1990, sous la dictature du maréchal Mobutu.Il y a tout juste six mois, M. Tshisekedi était encore empêché de tenir une réunion publique à Lubumbashi, grande ville minière du sud-est."Nous sommes le premier parti, le plus fort, le plus implanté. Nous sommes là pour écouter notre président et montrer que le parti tient debout", a déclaré à l'AFP un militant, Christian Munkonkole.
Envie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nousEnvie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nous
L'espace des commentaires est ouvert aux inscrits.
Connectez-vous ou créez un compte pour pouvoir commenter cet article.