Les travaux de la construction de cet immeuble de quinze niveaux construit en deux ans ont été entièrement financés par "l'argent du pétrole congolais" à hauteur de 35 milliards de francs CFA (plus de 53 millions d'euros), a indiqué Rigobert-Roger Andely, président du conseil d'administration de la BSCA-Bank.La BSCA-Bank, qui est opérationnelle depuis 2015, dispose d'un capital de 50 milliards de francs CFA (76 millions d'euros) réparti à parts égales entre la Banque agricole de Chine et le gouvernement congolais."A BSCA-Bank, nous misons sur l'Afrique émergente", a déclaré M. Andely au cours d'une cérémonie présidée par le chef de l'État, Denis Sassou Nguesso, en présence de Guo Ningning, vice-présidente de la banque agricole de Chine.Officiellement, les dépôts de la clientèle de la BSCA-Bank ont atteint 105 milliards de francs CFA (plus de 160 millions d'euros) en 2017 contre 60 milliards de francs CFA (plus de 91 millions d'euros) en 2016."Quant aux crédits au secteur privé, ils sont passés de 26 milliards de francs CFA (39,6 millions d'euros) en 2016 à 92 milliards de francs CFA (plus de 140 millions d'euros) en 2017, soit une augmentation de 355%. En dépit de la crise, la BSCA-Bank croît vite, très vite", s'est félicité M. Andely.En 2006, le Congo et la Chine ont signé un partenariat de stratégie économique qui a permis à Pékin de préfinancer plusieurs projets d'infrastructures, augmentant du même coup la dette du Congo estimée à 117% de son PIB par le Fonds monétaire international (FMI).Après avoir masqué une partie de sa dette, le Congo a repris des négociations avec le FMI dont une nouvelle mission séjourne à Brazzaville jusqu'au 17 avril. L'enjeu: conclure un accord de "relance économique" économique pour le Congo, victime de la chute des prix du pétrole, comme d'autres pays d'Afrique centrale.Selon une enquête du quotidien français Le Monde, publiée mardi, le Congo-Brazzaville aurait par ailleurs contourné des règles du FMI dans les années 2000 à l'aide d'un montage financier mis sur pied par Total, des affirmations démenties par ce groupe français.Aucun responsable officiel congolais n'était disponible pour répondre dans l'immédiat aux sollicitations de l'AFP à ce sujet.
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