Ces récents affrontements entre police et manifestants dans la province du Nord-Ouest avaient contraint le président Cyril Ramaphosa à rentrer précipitamment de Londres le mois dernier pour trouver une issue à la crise, qui a fait un mort. Pendant plusieurs jours, des habitants en colère avaient dénoncé dans la rue la corruption et le manque de services publics et exigé la démission du Premier ministre provincial, Supra Mahumapelo, membre de l'ANC.Le parti a annoncé mercredi que M. Mahumapelo "devait prendre des congés".La balle est désormais dans le camp d'une équipe ministérielle chargée de trouver une solution à la crise."Il n'y a pas de raison qu'il (Supra Mahumapelo) démissionne", a cependant ajouté la responsable provinciale de l'ANC, Susan Dantjie, devant la presse à Mahikeng, la capitale du Nord-Ouest.Les violences dans cette province constituent un des premiers défis de taille auxquels est confronté le président Ramaphosa depuis son arrivée au pouvoir en février.Le chef de l'Etat a fait de la lutte contre la corruption une de ses priorités, alors que son prédécesseur Jacob Zuma a été contraint de démissionner, mis en cause dans de nombreux scandales.Supra Mahumalepo a jugé mercredi "fallacieuses" les accusations qui pèsent sur lui. "Je veux dire à ma direction à l'ANC qu'il ne faut pas en arriver à des décisions simplistes", a-t-il lancé.Cette crise souligne les difficultés de M. Ramaphosa à s'imposer à la tête de son parti, à un an des prochaines élections générales, a commenté pour l'AFP un analyste, Xolani Dube."Il a encaissé plusieurs défaites" au sein de l'ANC, dont le refus de Supra Mahumapelo de démissionner, a-t-il souligné, "Cyril va diriger l'Afrique du Sud sans contrôler son parti".
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