L'ONU fera tout pour accéder aux sites où se trouveraient des charniers en Côte d'Ivoire, a affirmé son chef Ban Ki-moon lors d'un entretien avec Alassane Ouattara, reconnu par la communauté internationale comme le nouveau président de la Côte d'Ivoire.
L'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci) "a reçu pour instruction de faire tout ce qui est possible pour accéder aux zones affectées, à la fois pour la prévention et pour enquêter et établir les infractions, de sorte que ceux qui sont responsables soient tenus responsables", précise un communiqué publié dimanche par les Nations unies.
M. Ban a également réitéré le soutien "indéfectible" des Nations unies à M. Ouattara, au cours d'un entretien téléphonique dans la nuit de samedi à dimanche.
Jeudi, l'ONU avait accusé les forces fidèles au président ivoirien sortant Laurent Gbagbo, qui refuse de quitter le pouvoir, d'avoir empêché plusieurs fois une mission de l'ONU d'accéder au village d'Anyama, dans la banlieue d'Abidjan.
Ban Ki-moon, a dit son porte-parole Martin Nesirky, "est alarmé par les informations faisant état de violations flagrantes des droits de l'homme" en Côte d'Ivoire.
De même source, M. Ouattara a demandé une enquête "rapide" de la Cour pénale internationale (CPI) sur des atteintes aux droits de l'homme.
Le camp Ouattara avait réclamé dès le 23 décembre la venue d'une mission de la CPI pour enquêter sur la répression de ses partisans par les forces pro-Gbagbo.
Ban Ki-moon, a dit son porte-parole, a aussi salué "la retenue et la patience montrées" par M. Ouattara, "y compris face à des actes de provocation".
La crise post-électorale a été marquée par de graves violences, qui ont fait 179 morts depuis la mi-décembre, selon le dernier bilan de l'ONU.
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