"Cette recrudescence des violences donne l'impression qu'en dépit de tous les différents accords signés" par les groupes armés, "nous ne faisons que du sur-place", écrivent les religieux dans ce texte rendu public vendredi.Ils y énumèrent des affrontements et des actes de violence commis récemment à Bambari (centre) à Ndélé (nord), Bria (centre) et dans la région de Kaga-Bandoro (centre).Il y a un an, 14 groupes armés, la mission de l'ONU en en Centrafrique (Minusca) et des représentants centrafricains s'étaient rassemblés à Rome, à l'initiative de la communauté catholique Sant'Egidio, pour signer un accord en faveur de la paix.Mais, notent les évêques, "il ne se dégage aucune envie de faire avancer les choses positivement. En effet, nous constatons avec étonnement et amertume l'arrivée de nouveaux mercenaires qui rendent difficile la résolution de la crise"."L'impunité et l'amnistie que certains tentent de nous imposer ne nous apporteront pas la paix", écrivent les évêques en faisant référence aux multiples dialogues et processus de paix qui permettent, selon eux, à certains groupes armés de négocier leur impunité ou de gagner du temps. Les membres du "G5", groupe rassemblant les représentants des Nations unies, de l'Union africaine (UA), de l'Union européenne, de la Banque mondiale, de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC), de la France et des États-Unis, ont également condamné jeudi "avec la plus grande fermeté les violences survenues ces derniers jours", dont les civils sont les "premières victimes". Depuis 2013, la quasi-totalité du territoire de la Centrafrique vit sous la coupe de groupes armés et de milices qui y commettent d'innombrables violences et exactions.
Envie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nousEnvie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nous
L'espace des commentaires est ouvert aux inscrits.
Connectez-vous ou créez un compte pour pouvoir commenter cet article.