Les trois groupes concernés sont Ginbot 7, le Front de libération oromo (OLF) et le Front national de libération de l'Ogaden (ONLF). "Le Parlement a adopté la résolution à l'unanimité", a annoncé la radio-télévision proche du pouvoir éthiopien Fana.Les défenseurs des droits de l'Homme ont longtemps accusé le gouvernement éthiopien d'utiliser l'appartenance supposée à ces trois groupes comme prétexte pour emprisonner des journalistes ou des opposants.Mais depuis son arrivée au pouvoir en avril, le Premier ministre éthiopien Ahmed Abiy a changé de ligne, libérant nombre d'opposants emprisonnés et faisant de la réconciliation entre les diverses forces politiques l'une de ses priorités.Fin mai, il avait ordonné la libération d'Andargachew Tsige, co-fondateur de Gibot 7. Un mois plus tard, le groupe, qui par le passé avait revendiqué plusieurs attaques meurtrières en Ethiopie, a annoncé qu'il cessait ses attaques armées.En début de semaine, une faction dissidente de l'OLF, le Front uni de libération oromo, a accepté de "s'engager dans une lutte pacifique", selon un communiqué du gouvernement.M. Abiy, 42 ans, a amorcé depuis sa nomination un train de réformes sans précédent depuis plus de 25 ans dans le deuxième pays le plus peuplé d'Afrique.Il a décidé la libéralisation partielle de l'économie, la remise en liberté de dissidents politiques et annoncé sa volonté de mettre à un terme à plusieurs décennies d'hostilité avec l'Érythrée.Ces réformes marquent une claire rupture avec la politique passée de la coalition au pouvoir depuis 1991, le Front démocratique révolutionnaire des peuples éthiopiens (EPRDF), à laquelle il appartient et qui était jusque-là accusée de faire taire toutes les voix discordantes.
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