Devant les députés, le ministre de la Communication, Brian Mushimba, a sonné une violente charge contre le web, à ses yeux majoritairement utilisé pour diffuser, entre autres, de la pornographie et des discours de haine."Il est évident que les réseaux sociaux en Zambie sont devenus le moteur du détachement des membres de notre société de nos normes culturelles", a-t-il déploré."Les cas d'impostures, d'insultes, d'abus, de fausses accusations et d'escroquerie sur les réseaux sociaux ont atteint un niveau alarmant", a insisté le ministre, "que tous ceux qui se livrent à ces comportements abjects tremblent, le gouvernement ne restera pas les bras croisés".M. Mushimba a indiqué que plusieurs lois dites de cybersécurité étaient en cours de rédaction et qu'il souhaitait qu'elles entrent en vigueur dès le début 2019.Il n'a précisé aucune des mesures qu'elles contiendront. Les élus de l'opposition ont vivement dénoncé le discours du ministre, accusant son gouvernement de vouloir faire taire la contestation et attenter à la liberté d'expression.Depuis sa réélection en 2016, le président zambien Edgar Lungu est régulièrement accusé par ses adversaires politiques de dérive autoritaire. Il a essuyé de vives critiques l'an dernier en faisant emprisonner son principal rival, Hakainde Hichilema.La Zambie est un bastion conservateur d'Afrique australe.Elle interdit notamment toute "relation charnelle contre l'ordre naturel", en clair l'homosexualité, et son code pénal sanctionne la sodomie - bannie depuis la colonisation britannique - d'une peine pouvant aller jusqu'à 14 ans de prison.
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