Le nord-est du Nigeria, foyer de Boko Haram, en phase de "post-conflit", selon le président

Infos. Le nord-est du Nigeria, foyer de l'insurrection du groupe jihadiste de Boko Haram, est entré dans une "phase de stabilisation post-conflit", a déclaré vendredi le président Muhammadu Buhari, malgré les attaques persistantes.

Le nord-est du Nigeria, foyer de Boko Haram, en phase de "post-conflit", selon le président
L'insurrection islamiste a dévasté la région depuis 2009, faisant au moins 20.000 morts, et 2,6 millions de personnes ont du quitter leur foyer, provoquant une grave crise humanitaire et alimentaire. Plus de 1,6 million de déplacés ne peuvent toujours pas rentrés chez eux selon les Nations Unies.M. Buhari, son gouvernement et l'armée nigériane ont à plusieurs reprises insisté sur le fait que les djihadistes étaient au bord de la défaite, malgré de nombreuses preuves du contraire.Mais sa dernière déclaration va plus loin, insistant sur la fin totale des hostilités. Selon lui, les combattants de Boko Haram, dont une faction est affiliée au groupe de l'Etat Islamique, se rendent désormais "volontairement".L'ancien général s'adressait jeudi aux troupes postées dans la ville de garnison de Monguno, à 140 kilomètres de la capitale de l'Etat de Borno, Maiduguri."Il est évident que nous sommes dans une phase de stabilité post-conflit, qui a été rendue possible grâce au bon travail de nos forces armées", a-t-il déclaré.M. Buhari, arrivé au pouvoir il y a trois ans et candidat à sa propre succession pour la prochaine élection de février 2019, avait fait de la lutte contre Boko Haram l'une de ses priorité de mandat.Bien que Boko Haram ne détiennent plus de large portions de territoire sur le sol nigérian comme c'était le cas en 2015, les attentats-suicides et les raids restent une menace constante, en particulier pour les civils.Le mois dernier, 43 personnes ont été tuées dans une vague d'attentats suicide dans la ville de Damboa, à 90 km au sud-ouest de Maiduguri. Des soldats et des civils ont également été tués au Niger et au Tchad, pays frontaliers."Au cours des sept derniers mois, alors que les hostilités se sont intensifiées dans le nord-est, plus de 130.000 personnes ont été déplacées, parfois pour la deuxième ou la troisième fois", notait l'ONU dans un rapport récent.Les villes et les villages endommagés et détruits par neuf années de combats manquent toujours d'abris, d'eau potable, d'installations sanitaires, de services basiques d'éducation et de santé. De plus la situation sécuritaire reste instable.M. Buhari, 75 ans, est sous pression, fortement critiqué par la montée des violences à travers le pays de 180 millions d'habitants. Un autre conflit, entre agriculteurs et éleveurs nomades a fait plus de 1.000 morts depuis le début de l'année dans la région centrale du Nigeria.

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