Le Zimbabwe a quadruplé les frais d'accréditation que les journalistes locaux employés par des médias étrangers devront acquitter pour couvrir l'actualité du pays en 2011, selon une nouvelle réglementation publiée jeudi.
Les reporters zimbabwéens travaillant pour un média étranger devront payer 400 dollars (300 euros) pour avoir leur carte de presse en 2011, contre 100 dollars en 2010.
Leurs employeurs devront pour leur part s'acquitter d'une taxe annuelle de 6.000 dollars contre 2.500 dollars l'an dernier, sauf si leur maison mère est basée en Afrique australe (2.000 dollars en 2011 contre 1.000 en 2010).
Les journalistes étrangers désireux d'effectuer une mission au Zimbabwe devront débourser 100 dollars (contre 20 en 2010) pour demander une autorisation d'exercer.
Ces nouveaux tarifs semblent contredire la promesse faite en mars par le Premier ministre Morgan Tsvangirai, qui s'était engagé à abolir les dispositions enfreignant la liberté de la presse dans le pays.
En 2002, le président Robert Mugabe - avec lequel M. Tsvangirai partage le pouvoir depuis février 2009 - avait adopté une loi interdisant aux journalistes étrangers d'être établis de manière permanente au Zimbabwe.Les correspondants étrangers avaient dû quitter le pays à la hâte.
De nombreux journaux zimbabwéens avaient également été fermés et le gouvernement avait créé un organe chargé d'accréditer les journalistes, ce qui avait été perçu comme un moyen de censurer les observateurs les plus critiques.
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