Une Cour d'appel sud-africaine a rejeté vendredi à Johannesburg la demande de mise en liberté sous caution du Nigérian Henry Okah, soupçonné d'être le cerveau des attentats à la voiture piégée commis le 1er octobre à Abuja.
"La Cour avait deux bonnes raisons de refuser cette demande de mise en liberté", a indiqué le juge Flip Hatting, ajoutant que la santé du suspect n'était pas un motif recevable pour le relâcher.
Henry Okah avait été arrêté le 2 octobre en Afrique du Sud où il réside, au lendemain des explosions à Abuja qui ont fait 12 morts et 38 blessés graves le jour du 50e anniversaire de l'indépendance du Nigeria.Le Mouvement pour l'émancipation du delta du Niger (Mend) a revendiqué ces attentats.
M. Okah qui nie toute responsabilité dans ces actions et se dit victime d'un complot politique, est inculpé de "terrorisme" par la justice sud-africaine.
Lors des audiences, il a assuré n'avoir jamais été un leader du Mend, le groupe armé qui depuis 2006 a fait chuter de près d'un quart la production pétrolière du Nigeria (8e exportateur mondial) en multipliant les sabotages et enlèvements dans la région pétrolifère du delta du Niger (sud du Nigéria).
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