Le procès de deux jeunes experts missionnés par le secrétaire général de l'ONU, la Suédo-Chilienne Zaida Catalan, 36 ans, et l'Américain Michael Sharp, a repris jeudi après dix mois de suspension.Lundi, à la deuxième audience après la reprise, le tribunal a rejeté la demande de liberté provisoire du prévenu Constantin Tshidime Bulabula, chef du village où les deux experts onusiens ont été tués et "cerveau" présumé de ce meurtre. Le tribunal militaire décide que "le prévenu reste en détention", selon l'arrêt prononcé lundi par son juge-président Mampasi Mangu, invoquant "des indices de culpabilité qui pèsent sur le prévenu et les risques de "fuite".Treize prévenus ont comparu à l'audience de lundi.Jeudi, la défense de Bulabula avait sollicité du tribunal sa mise en liberté provisoire, estimant qu'il était "en détention irrégulière".Les violences au Kasaï ont éclaté en septembre 2016 jusqu'à mi-2017 entre des forces de sécurité et des miliciens se réclamant du chef traditionnel Kamwina Nsapu tué en août 2016 lors d'une opération militaire après s'être rebellé contre le pouvoir de Kinshasa.Le bilan de ces violences est de plus de 3.000 morts et 1,3 million de personnes ont été déplacées, selon l'ONU.
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