Le chanteur a écrit sur Facebook qu'il voulait "que les choses soient claires" à ce sujet.Robert Kyagulanyi avait été inculpé de trahison, au même titre que 32 coaccusés, à la suite d'un incident à Arua (nord) le 14 août au cours duquel des pierres avaient été jetées sur le convoi du président ougandais Yoweri Museveni, venu soutenir le candidat de son camp à une élection partielle."Ils m'ont battu, m'ont donné des coups de poings et frappé à coups de pieds. Aucune partie de mon corps n'a été épargnée", a-t-il dit depuis les Etats-Unis où il cherche à faire soigner les blessures qu'il dit avoir subies."Ils m'ont enroulé dans une grande pièce de tissu et m'ont fourré dans un véhicule", a-t-il dit à propos de son arrestation à Arua."Ces types m'ont fait des choses innommables dans ce véhicule! Ils ont sortir ma virilité et écrasé mes testicules tout en me frappant avec des objets que je n'ai pas vus".Les policiers ont volé son portefeuille et son téléphone avant qu'il ne perde conscience, a-t-il affirmé.Libéré sous caution début septembre, Robert Kyagulanyi avait été de nouveau interpellé jeudi soir à l'aéroport international d'Entebbe, alors qu'il tentait de se rendre aux Etats-Unis pour y recevoir des soins après avoir été, selon ses avocats, battu et torturé en détention provisoire. Il avait été placé en détention dans un hôpital du gouvernement à Kampala, l'hôpital Kirrudu, mais la police a finalement libéré le député-chanteur qui a pu cette fois quitter le pays.Lors de ses récentes comparutions, Robert Kyagulanyi a semblé affaibli, utilisant parfois des béquilles pour se déplacer. Sa famille et ses avocats affirment qu'il a été battu et torturé en détention provisoire, des accusations rejetées par les autorités.Robert Kyagulanyi s'est imposé comme un porte-parole de la jeunesse ougandaise et un détracteur virulent du président Museveni, au pouvoir depuis 1986, depuis son élection à l'Assemblée nationale en 2017.Vendredi, le chef de la Cour suprême ougandaise Bart Katureebe avait publiquement appelé les forces de sécurité à traiter les suspects "comme des êtres humains, pas comme des animaux", rappelant que la Constitution ougandaise proscrit le recours à la torture.
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