Le document paraphé par le ministre sud-africain de la Justice Michael Masutha et son homologue émirati, le sultan Saeed Al Badi, permet à leurs pays "de se prêter assistance pour toute enquête ou poursuite criminelle et l'extradition de fugitifs", selon un communiqué du gouvernement.Trois richissimes hommes d'affaires, les Gupta, figurent depuis des mois au coeur des accusations qui ont précipité la démission de M. Zuma en février dernier.D'origine indienne, les trois frères se sont installés en 1993 en Afrique du Sud. Ils sont accusés d'avoir profité de leur proximité avec Jacob Zuma pour infiltrer l'appareil d'Etat et obtenir de juteux contrats et des avantages indus.L'un d'entre eux, Ajay, vit depuis plusieurs mois à Dubaï.Un ancien ministre, Mcebisi Jonas, a déclaré le mois dernier devant une commission d'enquête qu'Ajay Gupta l'avait convoqué en 2015 à son domicile pour lui offrir le poste de ministre des Finances en échange de son aide pour obtenir des contrats."A la fin de la réunion, M. (Ajay) Gupta m'a redit qu'il avait des informations sur moi et que si je révélais notre rencontre, ils (lui et ses frères) me tueraient", a déposé M Jonas.M. Gupta a refusé de revenir en Afrique du Sud pour comparaître et proposé de témoigner par vidéoconférence, ce que le président de la commission a refusé.L'Afrique du Sud a assuré mercredi que le traité d'extradition signé avec les Emirats était en discussion depuis huit ans.
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