Togo/législatives: l'opposition appelle au boycottage du recensement électoral

Infos. La principale coalition de l'opposition togolaise a appelé mercredi la population à boycotter le recensement électoral censé démarrer le 1er octobre en vue des élections législatives et locales au Togo, qui traverse une grave crise politique depuis plus d'un an.

Togo/législatives: l'opposition appelle au boycottage du recensement électoral
Les élections locales et un référendum sont prévus le 16 décembre. Les législatives doivent se tenir le 20 décembre, comme cela a été proposé par la feuille de route des chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest (Cédéao) à l'issue de plusieurs mois de difficile dialogue politique entre pouvoir et opposition, afin de sortir le pays de l'impasse."Nous demandons aux populations de se mettre à l'écart du recensement électoral qui commence le 1er octobre car ce sera une mascarade. On ne participera au recensement que lorsque les choses se feront dans les normes", a déclaré lors d'une conférence de presse Brigitte Adjamagbo-Johnson, coordonnatrice de la coalition.L'opposition exige notamment que le bureau de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) soit reconstitué, après l'entente trouvée le 23 septembre avec le parti au pouvoir sous l'égide de la Cédéao. Selon cet accord, l'opposition disposera de huit sièges, tout comme le parti au pouvoir, au sein de la commission.Elle réclame également que tous les travaux entamés par la Céni jusque-là soient repris à zéro, concernant par exemple l'installation des commissions électorales locales et de leurs membres, considérés comme illégitimes.Par ailleurs, pour Mme Adjamagbo-Johnson, les kits déjà conditionnés pour ce recensement électoral, doivent être "audités" par des experts de la Cédéao.L'ONU, l'Union européenne et les ambassades d'Allemagne, de France et des États-Unis au Togo ont "salué" mercredi dans un communiqué commun "l'évolution positive dans la tonalité des débats et dans la volonté commune d'organiser et de participer à des consultations électorales crédibles, transparentes et inclusives".La coalition de 14 partis d'opposition, qui avait organisé des marches de protestation dans les grandes villes du pays pour demander la démission du président Faure Gnassingbé, avait refusé la tenue des législatives avant la fin de l'année, craignant des "fraudes" dans le contexte de crise actuelle. Elle a finalement accepté d'y participer mais à condition qu'un "chronogramme sérieux" soit élaboré (nouvelle date des élections, date du recensement électoral, travail sur le fichier électoral, date du démarrage de la campagne électorale,...) et que la Céni soit complètement recomposée.Faure Gnassingbé est au pouvoir depuis 2005, après la mort de son père, qui avait dirigé ce petit pays d'Afrique de l'Ouest pendant 38 ans.

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