Élections locales dans le sud-ouest du Nigeria: l'opposition exprime sa colère

Infos. Les partisans de l'opposition nigériane ont exprimé leur colère jeudi soir, la commission électorale n'ayant toujours pas révélé les résultats officiels de l'élection d'un gouverneur du sud-ouest du pays.

Élections locales dans le sud-ouest du Nigeria: l'opposition exprime sa colère
Ce scrutin est perçu comme la répétition générale de l'élection présidentielle de février prochain. Gboyega Oyetola, candidat du parti du président Muhammadu Buhari (All Progressives Congress, APC) affronte le candidat de l'opposition du Parti populaire démocratique (PDP) Ademola Adeleke pour remporter le poste de gouverneur de l'Etat d'Osun, dans un vote extrêmement serré et sous tension. La Commission électorale nationale indépendante (INEC) avait affirmé samedi que les résultats n'étaient pas clairs, obligeant les électeurs de sept circonscriptions à retourner aux urnes. Toute la journée de jeudi, le scrutin s'est déroulé sous haute tension: les partisans du PDP ont affirmé qu'ils étaient empêchés de voter et ont posté de nombreuses vidéos montrant des échauffourées avec les services de sécurité sur les réseaux sociaux. Un journaliste sur place contacté par l'AFP a expliqué que les gens étaient "anxieux" au siège de l'INEC à Osogbo, la capitale d'Osun, où l'on redoute de fortes violences. Bien avant la proclamation des résultats, l'assistant personnel du président Buhari "félicitait" son parti pour sa victoire sur Twitter. "Vote à Osun: félicitations à notre grand parti, l'APC", écrivait Bashir Ahmad depuis la capitale fédérale d'Abuja, déclenchant les foudres de l'opposition. "Ce qu'il est en train de se passer à Osun n'est pas une élection", a déclaré le sénateur Adeleke (PDP) dans plusieurs interviews avec la presse locale. "Nous assistons à un coup d'Etat. Nos partisans sont harcelés, empêchés de voter (...) ce n'est pas de la démocratie", a-t-il martelé au cours de la journée, indiquant qu'il allait poursuivre l'affaire en justice. De son côté, la police a affirmé dans un communiqué que "les allégations selon lesquelles des observateurs de l'INEC avaient été arrêtés ou empêchés de se rendre aux urnes sont totalement fausses". Ces élections sont cruciales pour le pays, qui s'apprête à voter pour son prochain président en février 2019.Elles représentent le dernier test électoral majeur pour le président Muhammadu Buhari, qui fait face à de nombreuses critiques alors qu'il se présente à sa propre succession à 75 ans et propose un bilan économique et sécuritaire dégradé.

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