Le principal parti d'opposition en Tanzanie rendra un dernier hommage mardi aux personnes tuées la semaine dernière à Arusha (nord), lors de la répression de sa manifestation, a annoncé lundi cette formation.
Entre deux et cinq manifestants, selon les sources, ont été tués lors de cette manifestation du Chadema, dont les dirigeants ont été arrêtés puis relâchés sous caution en attendant d'être jugés pour "rassemblement illégal".
"Nous allons rendre demain un dernier hommage aux victimes, à l'endroit même où se tenait notre rassemblement", a indiqué à l'AFP John Mrema, chargé des affaires parlementaires au parti.
"Nous en avons informé la police, ils ont dit qu'ils n'y voyaient pas d'inconvénient mais nous attendons qu'ils nous écrivent.Ce n'est pas un rassemblement politique, nous sommes sûrs qu'il n'y aura pas de problème", a poursuivi M. Mrema.
Après cette cérémonie, les corps seront inhumés aux frais du parti, dans des endroits choisis par des membres de leur famille, a-t-il précisé.
M. Mrema a ajouté que parmi les victimes figurait un homme de nationalité kényane et dont le corps serait encore à la morgue de l'hôpital régional d'Arusha."Nous en avons déjà informé l'ambassade du Kenya", a-t-il poursuivi.
"La priorité pour l'instant est l'hommage aux victimes et les soins aux blessés", a estimé ce responsable, à propos de la mise en accusation des dirigeants du Chadema pour "rassemblement illégal".
"Pour le dossier judiciaire, nous sommes prêts, beaucoup d'avocats sont prêts à défendre nos leaders sans même exiger de paiement", a-t-il ajouté.
La sanglante répression de cette manifestation, une première sur la partie continentale de la Tanzanie, a été condamnée notamment par des avocats réunis au sein d'un barreau dénommé, le Tanganyika Law Society (TLS) qui a accusé la police de bafouer "les droits constitutionnels d'association, de rassemblement et d'expression".
Le barreau a appelé le gouvernement à ouvrir une enquête sur les violences policières.
La police a également été critiquée par les évêques des église chrétiennes d'Arusha qui lui ont reproché d'avoir fait un usage excessif de la force.
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