Les corps des deux Français enlevés au Niger puis tués par leurs ravisseurs doivent être rapatriés mardi en France, ont indiqué lundi soir des parlementaires à la sortie d'une réunion d'information à Matignon autour de François Fillon.
Leur famille seront reçues ce même jour par le président Nicolas Sarkozy.
La France et le Mali ont accusé lundi Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) d'être derrière l'enlèvement des deux Français tués.
Le président du groupe Nouveau centre (NC) à l'Assemblée, François Sauvadet, et François Loncle, du groupe socialiste, ont indiqué que les corps de Vincent Delory et Antoine De Léocour seraient rapatriés en France "demain", dans l'après-midi selon M. Sauvadet. M.Loncle a précisé qu'ils feraient l'objet d'une autopsie.
La réunion d'une heure trente s'est déroulée en présence de 14 responsables parlementaires -dont les présidents de l'Assemblée et du Sénat Bernard Accoyer et Gérard Larcher- ainsi que du directeur général de la DGSE, Erard Corbin de Mangoux, et du chef d'état-major des armées, l'amiral Edouard Guillaud.
"La question des menaces terroristes sur le territoire français n'a pas été évoquée", a précisé à son terme François Sauvadet. François Loncle a répété que l'heure n'était pas à la polémique."Très franchement, toute critique serait déplacée", a-t-il indiqué. Il s'est dit rassuré par les propos du Premier ministre selon lesquels l'opération menée au Niger ne constituait pas "un changement de stratégie". "Il n'y aura pas d'opération militaire à chaque fois qu'il y aura une prise d'otage.On raisonnera au cas par cas.Là, en l'occurrence, le gouvernement français a répondu à un appel du Niger".
Par ailleurs, selon le président du groupe socialiste au Sénat, Jean-Pierre Bel, des mesures devraient être prises "dans les jours à venir" pour la sécurité des Français au Sahel. M.Bel ainsi que M. Loncle ont évoqué une redéfinition et un élargissement de la zone de sécurité afin de protéger les Français -salariés, humanitaires ou touristes-, présents dans la région. "Les zones rouge, orange, verte vont être probablement élargies", a affirmé Jean-Pierre Bel.
"Le Premier ministre a indiqué qu'il allait saisir et sensibiliser les tours opérateurs pour éviter l'exposition de nos compatriotes sur des zones qui sont à risque face à une radicalisation évidente du mouvement Aqmi/Al-Qaïda", a pour sa part souligné François Sauvadet.
Dans un communiqué, Matignon a annoncé que les "consignes" données "dans les régions de Niamey et de Bamako" avaient été "renforcées dès aujourd'hui, afin d'appeler nos compatriotes à la plus grande vigilance".
La réunion a également été l'occasion d'évoquer le sort des autres otages. S'agissant des cinq Français qui seraient détenus dans le nord-est du Mali, François Fillon a répété ses "inquiétudes", d'après M. Sauvadet.
En revanche, pour les deux journalistes de France 3 Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, otages depuis plus d'un an en Afghanistan, "j'ai le sentiment qu'il y a plutôt matière à optimisme", a relevé François Loncle. Lundi midi, lors des voeux à la presse, François Fillon s'était dit davantage optimiste pour les deux Français.
Envie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nousEnvie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nous
L'espace des commentaires est ouvert aux inscrits.
Connectez-vous ou créez un compte pour pouvoir commenter cet article.