"Le plus important est que nous donnions un nouveau départ à notre relation bilatérale et que nous continuions à l'améliorer", a estimé M. Kagame, interrogé à Erevan en marge du sommet de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Les relations entre les deux pays sont extrêmement tendues depuis le génocide de 1994, le Rwanda accusant la France d'avoir formé des forces génocidaires et exfiltré des extrémistes. Mais elles se sont améliorées ces derniers mois, après le soutien appuyé de Paris à une candidature rwandaise à la tête de l'OIF, largement interprété comme un geste de bonne volonté à l'égard de Kigali.Cette organisation de 84 Etats et gouvernements a nommé vendredi Louise Mushikiwabo, ministre rwandaise des Affaires étrangères, au poste de secrétaire générale. Interrogé sur le possible du retour à Kigali d'un ambassadeur français, un poste vacant depuis octobre 2015, Paul Kagame ne l'a pas écarté."Il va se passer beaucoup de choses" entre les deux pays et "naturellement ceci en fera partie", a-t-il répondu.Après une rupture des relations diplomatiques entre 2006 et 2009, liée à une enquête judiciaire en France sur les événements qui ont marqué le début du génocide, Paris et Kigali avaient scellé leur réconciliation avec une visite début 2010 au Rwanda du président français de l'époque Nicolas Sarkozy.Les relations s'étaient ensuite de nouveau dégradées sous la présidence du socialiste François Hollande, le Rwanda déplorant que la justice française ne parvienne pas à condamner de présumés génocidaires.Les autorités rwandaises refusent depuis fin 2015 d'agréer le nouvel ambassadeur nommé par Paris.
Envie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nousEnvie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nous
L'espace des commentaires est ouvert aux inscrits.
Connectez-vous ou créez un compte pour pouvoir commenter cet article.