"Il y a eu au moins 180.872 personnes qui ont traversé et parmi ces 180.872 personnes, 95% disent avoir traversé par un mouvement volontaire", a confirmé vendredi à la presse le gouverneur du Kasai frontalier de la province angolaise du Luanda Norte, Marc Manyanga."Il y a beaucoup de choses que nous devrions encore approfondir. On nous a rapporté des scènes de violences", a-t-il ajouté.Ce chiffre confirme celui avancé mardi par le commissaire de police angolais Antonio Bernardo.L'Angola a lancé la semaine dernière, notamment dans la région du Lunda Norte (nord), une opération visant, selon le porte-parole du gouvernement de cette province Armando Cipema, les "étrangers en situation irrégulière dans le pays, notamment dans les maisons d'achat de diamants".Des centaines de personnes franchissent chaque heure le principal poste-frontière de Kamako, a constaté vendredi sur place un correspondant de l'AFP."Depuis le 1er octobre, Kamako seule a enregistré 97.000 personnes selon les statistiques de nos partenaires de la Direction générale de migration (DGM) et du programme de l'hygiène aux frontières (PHF)", a ajouté Ruth Ntumba, représentante de l'Office internationale des migrations (OIM).Côté angolais, des camions et des pick-up transportent vers la frontière des Congolais et leurs biens, selon le correspondant de l'AFP.A Kamako, les "retournés" se sont installés dans des hangars, des églises et des écoles, voire sous les arbres."Nous sommes ici à Kamako sans argent. Nous vendons le peu de biens que nous avons pu amener pour manger. Mon enfant de 4 ans est porté disparu depuis 2 jours à cause de la population que vous voyez ici. J'ai vendu mon pagne pour avoir les 2000 Fc afin de payer le communiqué de la recherche de mon enfant à la radio", a témoigné une mère de famille, Dorcas Bakampa.
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