"Dans la perspective du développement du patrimoine national, le Ministère des Domaines, du Cadastre et des Affaires Foncières lance par la présente un appel d'offres national pour la construction de la résidence du Président du Conseil constitutionnel, à Bastos", un quartier huppé de Yaoundé, indique l'appel d'offres, publié dans le journal d'Etat Cameroon Tribune, mardi.Cet appel d'offres, daté du 12 octobre mais publié mardi, indique qu'une somme totale prévisionnelle de 272,6 millions de francs CFA (415.000 euros) a été allouée pour la construction de ladite résidence qui sera occupée par le président du Conseil constitutionnel, Clément Atangana.Celui-ci a proclamé lundi les résultats de l'élection présidentielle camerounaise du 7 octobre, donnant Paul Biya large vainqueur avec 71,28% des suffrages exprimés.Les membres du Conseil constitutionnel, nommés par le président Biya, ont été largement accusés par l'opposition d'être partiaux en faveur du président sortant, qui était candidat à sa réélection à 85 ans dont 35 au pouvoir.Durant l'examen par le Conseil des recours post-électoraux, un avocat de Maurice Kamto --candidat de l'opposition officiellement arrivé deuxième mais qui revendique la victoire-- avait ouvertement dénoncé les "affinités" de M. Atangana avec le pouvoir en place."Personne n'ignore que dans votre cas, votre épouse est député du Rdpc", le Rassemblement démocratique du peuple camerounais, le parti au pouvoir, avait dénoncé l'avocat en demandant la récusation de six membres du Conseil dont son président.Mardi, la France a adressé ses "voeux de réussite au président Biya pour ce nouveau mandat afin de satisfaire les aspirations légitimes du peuple camerounais à la sécurité, à la prospérité et à la pleine expression des libertés".Lundi, le département d'Etat américain avait indiqué avoir relevé "un certain nombre d'irrégularités avant, pendant et après le vote du 7 octobre", créant l'"impression que l'élection n'était pas crédible ou vraiment libre et équitable".Depuis 1982, Paul Biya règne en maître absolu au Cameroun, où il a tout verrouillé pour assurer son maintien à la tête du pays, s'appuyant sur l'administration et sur un parti-Etat, le RDPC qu'il a créé en 1985.
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