Guinée: des heurts dans le centre après l'attaque du véhicule du chef de l'opposition

Infos. Au moins 30 personnes ont été blessées mercredi à Labé, dans le centre de la Guinée, lors de heurts entre les forces de l'ordre et des militants de l'opposition qui protestaient contre le tir ayant touché mardi le véhicule de leur chef de file, ont annoncé des sources sécuritaire et des témoins.

Guinée: des heurts dans le centre après l'attaque du véhicule du chef de l'opposition
"Il y a au moins 30 blessés parmi les manifestants que nous avons dans un premier temps rassemblés au siège du parti avant de les envoyer soit à l'hôpital régional soit dans des cliniques privées", a déclaré à l'AFP le Dr Saliou Malal Barry, qui dirige une clinique privée à Labé.Labé, située à 400 km au nord de Conakry, est un fief traditionnel de l'opposition et la ville natale de Cellou Dalein Diallo, principal opposant au président Alpha Condé.M. Diallo a affirmé avoir été victime d'une "tentative d'assassinat" mardi, lorsque son véhicule a été touché par une balle, selon lui tirée par la police, alors qu'il se rendait à une manifestation de l'opposition interdite par le pouvoir. Il a directement mis en cause le pouvoir du président Alpha Condé. La police a formellement rejeté ces accusations.A Labé, "les manifestations ont éclaté au sortir d'une réunion autour de l'attaque du cortège du chef de file de l'opposition mardi à Conakry", a expliqué Mamadou Dian Fadiga, un responsable local de l'Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), parti dirigé par M. Diallo.En fin de matinée, des jeunes ont érigé des barricades et brûlé des pneus sur plusieurs artères de la ville, a-t-il expliqué."Nous sommes prêts à tout. Si le président Alpha Condé décide d'assassiner Dalein, tout le monde va mourir en même temps, lui Alpha et nous tous", a ajouté M. Fadiga, en se demandant "quelle serait la situation si Cellou Dalein avait été tué hier".Un adjudant de gendarmerie de Labé, Amadou Camara, explique que "les jeunes sont sortis en grand nombre perturber l'administration, obliger les commerçants à fermer le marché en brûlant des pneus partout"."Ils se sont attaqués à tout ce qui est proche ou supposé comme tel de l'Etat et il a fallu un déploiement massif des forces de l'ordre pour ramener le calme au centre-ville, alors que les périphéries bouillonnent encore", a ajouté M. Camara, contacté par téléphone.

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