Patrick Karegeya, 53 ans, vivait en exil en Afrique du Sud lorsqu'il a été tué dans cette chambre d'hôtel de Sandton, en banlieue de Johannesburg."Ce n'est pas un procès, c'est une enquête formelle qui commencera le 16 janvier", a précisé à l'AFP cette source, sous couvert de l'anonymat.Karegeya a dirigé le renseignement extérieur rwandais pendant près d'une décennie avant de sérieux désaccords avec le président Paul Kagame, au pouvoir depuis le génocide de 1994.En 2007, il s'est exilé en Afrique du Sud, d'où il critiquait Kagame, l'accusant d'être un dictateur et de faire assassiner ses opposants réfugiés à l'étranger.Les partisans de Karegeya ont accusé le gouvernement rwandais d'être derrière son assassinat. Un autre opposant de Kagame, l'ancien général Kayumba Nyamwasa et ancien chef d'Etat-major, lui aussi en exil en Afrique du Sud, a survécu à deux tentatives d'assassinat en juin 2010. Selon Pretoria, il s'est agi d'attaques menées par des agents étrangers. En 2014, un Rwandais et trois Tanzaniens ont été condamnés à huit ans de prison par la justice sud-africaine pour avoir tenté d'assassiner "aux motifs politiques" l'ex-général Nyamwasa.
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