"Nos 17 camarades viennent d'être tous transférés à la prison de Makala malgré l'état de santé de deux d'entre eux", a déclaré à l'AFP Mephy Pongo du mouvement Vigilance citoyenne (Vici) qui espérait plutôt une libération de ses camarades jusque là détenus dans une cellule du Parquet. "Ces deux-là n'arrivent même pas à marcher seuls. C'est un traitement inhumain qu'ils subissent", a-t-il estimé."Ils sont tous arrivés à la prison de Makala menottés, les trois filles ont immédiatement été conduites dans le pavillon réservé aux femmes", a affirmé à l'AFP un défenseur des droits de l'Homme, Emmanuel Cole, qui se trouvait à Makala, la grande prison de Kinshasa.Selon M. Cole, les garçons sont placés dans différents pavillons "pas trop recommandables". "Il faut absolument que demain on voit les autorités carcérales pour leur trouver un endroit un peu plus salubre", a-t-il commenté.Membres de Vici, les 17 militants ont été arrêtés le 1er novembre au cours d'une campagne d'éducation civique et électorale, dans un quartier de Kinshasa. Leur arrestation intervient à moins de deux mois de la présidentielle qui doit élire le successeur de Joseph Kabila qui dirige la RDC depuis 2001. Reportées fin 2016 et fin 2017 dans un climat de violences, ces élections sont finalement programmées pour le 23 décembre 2018.
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