Le président du parti Engagement pour la citoyenneté et le développement (Ecidé) se définit comme une personne dotée d'une "expérience qui fait la différence".Son projet de société, qu'il qualifie de "social-libéral", est contenu dans un ouvrage dont le titre est "Investir dans le citoyen pour développer la RDC".
Martin Fayulu a fourbi ses armes de 1984 à 2003 comme chargé d'audit puis directeur général dans plusieurs pays africains pour Mobil Oil corporation.Il a quitté Mobil Oil "à l'amiable" contre paiement d'une "importante indemnité de sortie", avait-il dit à l'AFP huit jours avant sa désignation comme candidat commun de l'opposition.
Originaire de l'ex-province du Bandundu dans l'ouest lingalophone de la République démocratique du Congo, il est propriétaire à Kinshasa d'un hôtel situé entre la résidence du président Kabila et le siège de la présidence.Un bien qui a été scellé par des autorités en mai, officiellement pour cause de redressement fiscal, avant de rouvrir.
Bouillant, il s'est fait connaître lors des travaux de la conférence nationale souveraine (1991-1992) qui a mis fin au régime du parti unique de l'ex-dictateur Mobutu Ses Seko.Au côté de l'ex-archevêque de Kinshasa, le cardinal Laurent Monsengwo, il a été vice-président de la Commission Économie, industrie et PME de cette même conférence.
Son entrée en politique remonte aux premières élections de 2006, quand Martin Fayulu a été élu député national et provincial à Kinshasa.Il avait voté en 2007 pour l'actuel gouverneur de Kinshasa, André Kimbuta, au détriment du candidat du Mouvement de libération du Congo (MLC) de l'ex-chef de guerre Jean-Pierre Bemba avant de s'opposer à "la gestion catastrophique" de la capitale congolaise.
"Mon rêve était de devenir gouverneur de Kinshasa", regrettait-il.
De caractère fougueux et téméraire, son opposition farouche au régime en place lui a valu plusieurs interpellations lors des manifestations d'opposition à Kinshasa et dans les provinces, ainsi qu'une balle en caoutchouc dans la tête.
Il s'était toujours placé à la tête des manifestations contre le maintien du président Kabila au-delà de la fin de son mandat en 2016, bravant les forces de sécurité.
Mi-février, refusant d'être "un député illégitime", Martin Fayulu avait quitté l'Assemblée Nationale pour "ne plus continuer à percevoir des émoluments après la fin du mandat", expliquait-il à l'AFP.Le mandat de l'Assemblée a officiellement pris fin en décembre 2016, tout comme celui du président Kabila.
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