Les avocats de la défense dont certains ont quitté le procès à son ouverture en janvier ont plaidé l'"inconstitutionnalité du code de justice militaire", a déclaré Me Mohamed Maiga à la télévision nationaleTrois officiers, dont le général Souleymane Salou, ancien chef d'état-major et ex-membre de la junte - auteur du coup d'Etat de 2010 - et le lieutenant Ousmane Awal Hambaly - qui avait bénéficié d'un non-lieu en 2012 pour un autre putsch présumé contre le président Mahamadou Issoufou - avaient écopé de 15 ans de prison.Trois autres militaires sont condamnés à dix ans de prison, tandis que deux autres militaires et un civil, Niandou Salou, le fils du général Salou, ont écopé de cinq ans.Selon le parquet, le plan du putsch prévoyait "l'arrestation du président Issoufou et du chef du corps de la garde présidentielle", le 18 décembre 2015, à son retour de Maradi (centre) où ils participaient aux festivités de l'anniversaire de la République du Niger. Le plan prévoyait "leur exécution s'ils s'opposaient à leur arrestation".Le 17 décembre 2015, le président Issoufou, qui briguait un second mandat, avait affirmé qu'une tentative de coup d'Etat avait été déjouée, justifiant l'arrestation de douze militaires, de trois douaniers et d'une dizaine de civils.Plusieurs des détenus avaient été remis en liberté ou acquittés lors du procès.A l'époque des arrestations, l'opposition politique s'était montrée sceptique quant à la réalité de la tentative de coup d'Etat.
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