De nombreux habitants ont fui ce fief de l'opposition par peur de représailles ou de nouveaux heurts avec les forces de l'ordre, selon des témoins et un correspondant de l'AFP.Des centaines de jeunes gens s'étaient réunis pour les funérailles d'un jeune homme tué à Wanidara, une autre banlieue, le 7 novembre, au soir d'une "journée ville morte" organisée par l'opposition. Selon ses proches, il a été tué par des militaires, une accusation rejetée par le pouvoir."Après les incidents qui viennent de se produire à Bambeto, en banlieue de Conakry, nous sommes en mesure de confirmer que le blessé (cap. V.G.) reçoit en ce moment des soins", a affirmé sur Facebook le chef de la Direction de l'information et des relations publiques de l'armée (Dirpa), ajoutant que "sa vie n'est pas en danger".Après les funérailles, des jeunes en colère ont arrêté un gendarme qui circulait à moto et l'ont battu, a constaté un correspondant de l'AFP.La rumeur de sa mort s'est alors répandue dans le quartier, que des habitants ont quitté précipitamment, notamment des femmes emportant leur bébé sur le dos et d'autres des seaux remplis de nourriture, selon la même source.La semaine dernière, à la suite de la mort d'un policier tué par des jeunes à Wanidara, des membres des forces de l'ordre avaient frappé des habitants du quartier, selon des témoins."Nous avons appris la mort d'un soldat tué par les jeunes, on ne peut plus rester ici", a déclaré à l'AFP Ami Camara, une commerçante à la gare de Bambéto."La semaine dernière Wanidara a vécu l'enfer à cause de la mort d'un policier et ici on parle de militaire, c'est grave", a affirmé Ismaël Diallo, un chauffeur de taxi.L'opposition multiplie depuis le début du mois d'octobre les journées ville morte et les manifestations pour protester contre la violation, selon elle, par le pouvoir d'un accord conclu en août sur l'installation des élus locaux après le scrutin contesté du 4 février.Elle accuse le gouvernement de corrompre ses élus pour s'assurer le contrôle d'une large majorité des communes à travers le pays.Ces exécutifs ont été installés à plus de 95 %, y compris vendredi dans trois des cinq communes de Conakry, dont le quartier administratif de Kaloum, dont le maire pour cinq ans sera Aminata Touré, élue sur une liste indépendante, fille d'Ahmed Sékou Touré, premier président du pays, de 1958 à sa mort en 1984.
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