"On a tout fait pour empêcher le score du candidat numéro 13 (Andry Rajoelina) d'atteindre et dépasser les 40%", a affirmé Andry Rajoelina devant ses partisans réunis à son quartier général d'Antananarivo, dénonçant "des manipulations de suffrages".
Selon les résultats publiés par la Commission électorale nationale indépendante (Céni) samedi, Andry Rajoelina est arrivé en tête du premier tour avec 39,19% des suffrages, devant l'ancien président Marc Ravalomanana (35,29%).
Dans la mesure où aucun des 36 candidats n'a obtenu plus de 50% des suffrages au premier tour, un second tour départagera Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana le 19 décembre.
"La seule idée avec laquelle je suis d'accord est que je suis en tête.Mais je ne suis pas d'accord avec les chiffres", a encore dit Andry Rajoelina, sans avancer les chiffres dont il disposait.
"On a gonflé le nombre des inscrits et distribué aux autres candidats les voix obtenues par Andry Rajoelina", a-t-il ajouté sous les applaudissements, affirmant que le logiciel de la Céni avait été "truqué".
Andry Rajoelina, qui a dirigé le pays de 2009 à 2014, à la suite d'un "coup d'Etat" comme l'a qualifié la communauté internationale, a décidé de saisir la plus haute instance judiciaire du pays.
La Haute Cour constitutionnelle (HCC) doit "trancher sur ces problèmes dans le sens de l'équité", a-t-il expliqué, promettant "une victoire" à ses partisans.
"La HCC va se prononcer.Nous allons attendre", a-t-il conclu.
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