Les deux cercueils en bois sortis de la morgue des cliniques universitaires de Kinshasa ont été portés par des étudiants de l'université de Kinshasa (Unikin).Une foule d'autres étudiants surexcités suivaient les cercueils de leurs camarades - tenant des branches d'arbres et des feuilles-, de la morgue jusque sur le site universitaire, ont constaté des journalistes de l'AFP."Nous n'avons pas peur, même si on nous tue, nous n'avons pas peur", entonnaient-ils.A 30 jours des élections prévues le 23 décembre, le nom d'un des deux principaux candidats de l'opposition, Martin Fayulu, s'est invité sur le parcours."Policiers, Fayulu avait dit de ne pas tirer sur les étudiants", scandaient des jeunes.Les cercueils ont été exposé successivement devant le bâtiment administratif et devant la résidence où logeaient les étudiants morts, avant d'être conduits vers le funérarium à une dizaine de kilomètres.Hyacinthe Kimbafu et Rodrigue Eliwo sont morts la semaine dernière après avoir été blessés par des tirs de la police pendant des manifestations sur le campus de l'Unikin.Les étudiants manifestaient pour réclamer la levée de la grève de leurs professeurs, entamée depuis deux mois.Le chef de la police de Kinshasa et le ministre congolais de l'Enseignement Supérieur et universitaire avaient assuré que les policiers responsables de ces morts répondraient de leurs actes."Ces morts sont à mettre sur le compte du manque de professionnalisme de la police (...). Nous espérons que cela ne se reproduira plus", a déclaré à l'AFP Jean Mananasi, de la faculté des Sciences.Les étudiants avaient exigés que la police ne se présente pas sur le site universitaire lors de l'hommage.Plusieurs étudiants interrogés par l'AFP ce sont déclarés "satisfaits" du fait que le gouvernement ait tenu compte de leur demande.Les manifestations d'étudiants sont fréquemment réprimées par la police à Kinshasa et dans les autres villes de la République démocratique du Congo.
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