Des syndicalistes, des étudiants et des membres de partis politiques se sont réunis durant une demi-heure, encadrés par les forces de l'ordre lors de cette manifestation qui avait été interdite par le ministère de l'Intérieur."Le ministre de l'Intérieur ne peut pas nous empêcher de nous exprimer", a assuré l'un des manifestants, Ndzu Thierry, étudiant à l'Université Omar Bongo de Libreville.Dénonçant "l'opacité qui règne à la tête de l'Etat", Jean Eyeghe Ndong, porte-parole de la Coalition pour la Nouvelle République (CNR, opposition), a réclamé l'application de l'article 13 de la Constitution selon lequel le président "empêché" doit être remplacé par la présidente du Sénat, selon lui.Jeudi, lors d'un autre rassemblement interdit d'une vingtaine de personnes, neuf manifestants ont été arrêtés. Ils sont toujours détenus "pour enquête" par la police pour "trouble à l'ordre public" a indiqué vendredi à l'AFP le porte-parole du ministère de l'Intérieur.Mi-novembre, la Cour constitutionnelle du Gabon a modifié la Constitution pour pallier l'absence du président Ali Bongo Ondimba, une décision dénoncée avec véhémence par l'opposition et la société civile qui parlent de "coup de force".La Cour a autorisé le vice-président, Pierre-Claver Maganga Moussavou, "à convoquer et à présider un Conseil des ministres".Avant d'être modifiée par la Cour, la Constitution gabonaise stipulait que seul le président pouvait autoriser son vice-président à organiser un Conseil des ministres.Le président Ali Bongo Ondimba, hospitalisé depuis le 24 octobre à Ryad, viendra à Rabat "certainement la semaine prochaine" pour une période de "convalescence et de rééducation", a indiqué vendredi une source dans l'entourage du président Bongo jointe par l'AFP.
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