Dans son sermon inaugural, Mgr Fridolin Ambongo a lancé "un vibrant appel à la conscience patriotique de notre peuple à ne pas céder à la provocation et à la violence (surtout verbale) pendant cette période de campagne électorale"."Une différence d'opinion politique ou de conviction religieuse ne fait pas de l'autre un ennemi à dénigrer ou à abattre. En toute circonstance, nous devons apprendre à nous respecter en respectant l'autre dans sa différence légitime", a-t-il ajouté, sous les acclamations du public, lors d'une messe en plein air marquant le début de son ministère à Kinshasa.Parmi la foule, se trouvaient deux des trois principaux candidats à l'élection présidentielle prévue le 23 décembre: le candidat du pouvoir, Emmanuel Ramazani Shadary, et un opposant, Martin Fayulu.Le nouvel archevêque a lancé un appel à "l'unité" et à l'esprit de collaboration "sans aucune discrimination de province, d'ethnie, d'opinion politique, de condition sociale et économique"."Le Christ Roi de l'univers nous livre un message prophétique: le pouvoir est un service, l'humble service des autres pour leur accomplissement", a ajouté le nouvel archevêque de Kinshasa devant de nombreux responsables politiques.Mgr Fridolin Ambongo prend le relais du charismatique cardinal Laurent Monsengwo en cette période pré-électorale qui pourrait être tendue.Les élections cruciales prévues le 23 décembre doivent permettre d'élire le successeur du président Joseph Kabila, au pouvoir depuis 18 ans."Que les médiocres dégagent" avait lancé en début d'année Mgr Monsengwo en visant le régime du président Kabila, après la répression meurtrière d'une marche catholique demandant le départ du chef de l'Etat, dont le dernier mandat s'était achevé en décembre 2016.
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