Lundi, des membres du groupe de Mahamat Tahir, alias "Apo", chef d'une milice d'une vingtaine d'hommes, ont attaqué des commerçants dont l'un a été "tué", ont raconté à l'AFP des habitants du PK5."Apo" avait été abattu dimanche par un commerçant ayant refusé d'obéir à son ordre de fermer boutique à l'occasion d'une journée "ville morte" décrétée après une fusillade mortelle au PK5 jeudi.Après cet incident, "nous avons multiplié les patrouilles de la force et de la police depuis dimanche", a déclaré à l'AFP Vladimir Monteiro, porte parole de la Mission intégrée des Nations unies pour la stabilisation de la Centrafrique (Minusca).On assiste à un regain de violences ces derniers jours au PK5 et dans les zones alentour: au moins six personnes ont été tuées et une vingtaine blessées, mercredi et jeudi, lors d'accrochages impliquant des milices entre elles, ainsi que des milices et l'armée.Le PK5, poumon économique de la capitale centrafricaine, est régulièrement le théâtre de violences meurtrières.En avril, des violences y avaient fait plusieurs dizaines de morts. Elles s'étaient ensuite propagées à proximité aux environs,avec notamment des combats autour d(une église catholique le 1er mai qui avaient fait au moins 24 morts et 170 blessés.La Centrafrique a basculé dans la violence et le chaos en 2013 après le renversement du président François Bozizé par la rébellion Séléka, majoritairement composée de musulmans du nord du pays.En réponse, des milices antibalaka(antimachettes), composées de Centrafricains à majorité chrétiens et animistes, avaient mené une contre-offensive.Aujourd'hui, Bangui vit dans un calme relatif mais la quasi-totalité du territoire reste sous la coupe de groupes armés, qui combattent pour le contrôle des ressources et pour renforcer leur influence locale.
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