"Nous nous sommes opposés avec force à ceux qui exploitent l'islam politique pour réaliser leurs visées personnelles douteuses, servir des organisations internationales qui propagent l'anarchie et les idées destructrices", a affirmé M. Aziz, qui présidait les festivités de la fête de l'Indépendance à Néma (sud-est), région frontalière du Mali.Mohamed Ould Abdel Aziz, un ancien général arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 2008, élu en 2009 puis réélu en 2014 et qui achèvera son second mandat en 2019, a ces derniers mois multiplié les mises en garde contre l'influence du parti islamiste Tewassoul, première formation de l'opposition dans son pays, et dénoncé les "dangers" de "l'islam politique".Depuis les élections législatives, régionales et locales de septembre, au cours desquelles Tewassoul a gagné 14 sièges de députés, le pouvoir a fait fermer une université, un centre d'études théologiques et un centre commercial appartenant à des hommes considérés comme des proches de ce parti."Nous avons oeuvré pour propager les nobles valeurs islamiques, celles de la tolérance, de la modération et de l'équilibre et avons pu faire retourner nombre de nos fils sur la juste voie en les libérant des dérives idéologiques et en les insérant dans la vie sociale", a poursuivi le chef de l'Etat.Durement frappée par les attentats jihadistes et les enlèvements d'étrangers dans les années 2000, la Mauritanie a engagé une politique volontariste: remise sur pied de l'armée, surveillance accrue du territoire et aide au développement des zones les plus reculées, en particulier aux abords des frontières avec le Mali."De même, la création d'opportunités d'emplois pour les jeunes et leur implication dans les affaires publiques à travers leur encouragement à la participation active à la construction du pays a contribué largement à les immuniser contre l'extrémisme et les dérapages", a ajouté M. Aziz. Selon les estimations de l'Organisation internationale du travail (OIT), le taux de chômage des jeunes de 15 à 24 ans est resté pratiquement stable entre l'arrivée au pouvoir de M. Ould Aziz et 2017 (derniers chiffres disponibles), entre 17% et 18%.En septembre, le chef de Tewassoul, Mohamed Mahmoud Ould Seyidi, avait dénoncé les "attaques répétées du président" contre sa formation estimé qu'elles s'inscrivaient dans un "processus devant conduire à un troisième mandat".M. Aziz a plusieurs fois répété qu'il ne toucherait pas à la Constitution, qui lui interdit de se représenter en 2019, mais qu'il "continuerait à faire de la politique".
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