La SADC, qui tente depuis des années de promouvoir la paix et la stabilité au Lesotho, y avait déployé l'an dernier une force composée de 207 militaires, de 15 personnes spécialisées dans le renseignement et de 24 policiers.Initialement mise en place pour six mois, la mission avait été étendue à une année.La force devait permettre "de renforcer la paix et la sécurité" dans le royaume enclavé du Lesotho, et compte tenu des "progrès" enregistrés, la SADC a "décidé d'y mettre fin", a déclaré mercredi à l'AFP la porte-parole du groupe régional, Barbara Lopi.La semaine dernière, lors d'une cérémonie à Maseru marquant la fin de la mission, la secrétaire exécutive de la SADC Stergomena Lawrence Tax s'était félicitée des "bons progrès" visant à restaurer la sécurité dans le pays."La situation politique et sécuritaire est calme, et il y a des progrès significatifs dans les relations de travail entre les différentes agences de sécurité, le gouvernement, la société civile", avait-elle estimé.Le Premier ministre Thomas Thabane avait lui salué le travail de la force. Elle "nous laisse avec le sentiment que nos agences de sécurité respectent maintenant l'autorité civile et agissent dans le cadre du mandat que leur fixe la constitution et rien d'autre", avait-il déclaré.La force avait été déployée après l'assassinat, le 5 septembre 2017, du chef d'état-major des armées, le général Khoantle Motsomotso.Il avait été abattu dans une caserne de Maseru lors d'une fusillade, quand deux officiers militaires supérieurs - perçus comme appartenant à des factions rivales - avaient tenté d'entrer par la force dans son bureau. Ces deux officiers avaient ensuite été tués par les gardes de corps du général Motsomotso. Un précédent chef d'état-major avait déjà été assassiné en juin 2015, abattu devant son domicile par des militaires.L'assassinat du général Motsomotso était survenu quelques mois après les élections législatives qui avaient porté au pouvoir Thomas Thabane, avec l'espoir d'ouvrir une nouvelle ère de stabilité dans le pays, où l'armée exerce un poids énorme sur les institutions, cause de décennies d'instabilité politique.
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